V. 893-924. TRAGI-COMEDIE
Choisi dans Aliarte, a ta flame amoureuse, 94 Quelque chaste beauté qui soit moins rigoureuse, Tu l'obtiendras plutôt que requise, & viuons Amys dorenauant ainsi que nous deuons.
STRATON
97 La faute paroitroit alors pis que brutale, Méprisant les beautez de ma ville natale, D'Orchomene fameuse & riche pour venir 00 Parmy ce peuple vil d'esclaues me tenir. 0 sordide, impudente, exécrable canaille, Auant que d'vn second refus on se preuaille, 3 Tu verras ma vengeance allumer le flambeau. Qui fera d'Aliarte vn ruyneux tombeau.
CALISTENE.
Ces menaces en Tair inutiles perdues, g Sonnent sur les auteurs funestes décenduës, N'empêchent mon amour d'auoir, victorieux, Remporté du combat le myrthe glorieux : 9 Allons, allons l'apprendre à l'autel vénérable, De lunon qui mes vœux exauce, fauorable, Allons Aristoclée & ne crain mon soucy, 12 Que la moindre infortune arriue de cecy,
Et croy que tu viuras, possible outre l'attente, Auec moy mille fois & mille plus contente, [1^9]
15 Qu'en la sujétion de ce rogue étranger.
Qui croyoit comme esclaue a son ioug te ranger