‹ Le théâtre d'Alexandre HardyChapitre 110 sur 220 · V. 1424-U39. TRAGI-COMEDIE · texte numérisé non relu

V. 1424-U39. TRAGI-COMEDIE

ALPHONSE

Cent N'arrachent ce secret les autres surpassant.

CORNELIE.

25 La fontaine déplaist nostre soif appaisée. ALPHONSE.

Tu pourrois de courroux estre plus embrasée.

CORNELIE.

Courroux que vous feigniez redoutable autrefois.

ALPHONSE

28 Courroux qui n'a perdu sa vigueur & son poids.

CORNELIE.

Hé! que ie sçache donc,

ALPHONSE

Tu rougis, courroucée, CORNELIE.

Et non pas sans sujet.

Qui t'auroit offensée?

31 Vn obstiné refus en forme de m'épris.

ALPHONSE. j-2g8]

le le veux voir premier iusque dans l'ame épris.

CORNELIE.

L'Ame (chacun le sçait) inuisible nous reste. ALPHONSE.

34 lamais donc tu n'auras le secret manifeste. CORNELIE.

Non, puis que la menace & le prier sont vn.

ALPHONSE

Tout plaisir trop tost pris ne deuient qu'importun.

CORNELIE.

37 Possible qu'a mon tour d'autre chose priée.

ALPHONSE

La personne se tient en garde, défiée.

CORNELIE.

N*importe, mes secrets demeureront ainsi.

138 CORNELIE v. 1440-1470.

ALPHONSE

40 l'entens du bruit, or sus cache toy mon soucy, Et ne sors qu'à ma voix, de ta grâce parée, Ils donnent dans l'embûche heureuse préparée.

CORNELIE.

43 Ne me faites languir dVne attente long temps. Qui de crainte pourrois mesler ce passetemps.

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