‹ Le théâtre d'Alexandre HardyChapitre 111 sur 220 · SCENE VI. & DERN · texte numérisé non relu

SCENE VI. & DERN

ALPHONSE, BENTIVOLE, D. IVAN,

D. ANTHOJNE, CORNELIE, L'HERMITE,

& LA SERVANTE

ALPHONSE

MA perquisition totalement friuole, Ne troauez pas mauuais (vous Seigneur Bentiuole,)

Si j'accepte vn party qui se présente ailleurs,

Vn partj qui me tient rang entre les meilleurs, 49 La volonté suffit, qui de iallace nue.

Que vous & chacun peut auoir trop reconnue,

Prest a l'effectuer encor, qui me rendroit 52 Cornelie, tenant préférable son droit ;

Mais au défaut, prenez l'excuse légitime,

Et sans l'auoir commis me pardonnez vn crime, 55 Que sert de se froncer de courroux le sourcy ?

Il faut d'oresnauant que cela passe ainsi.

Sa perte que voulut la sombre destinée, 58 Des douceurs ne me doit forclorre l'Hymenée. [290]

Or vous veux-je tesnioins le subject faire voir,

Qui de le refuser m'interdit le pouuoir, 61 Asseuré que chacun confirmera ce change.

Et ne m'en donnerez que gloire, & que louange

BENTIVOLE.

Parauant que souffrir l'outrage prétendu, 64 L'vn de nous tombera mort à terre estendu.

Plustost de ce poignard plongé dans sa poitrine, le l'enuoiray là bas épouser vne Erynne,

67 L'injustice en ce cas luy feroit son procès, Si de vostre germaine il ne sçait le decés, Ou qu'vn terme requis -à la trouuer ne passe,

70 II n'en peut subroger aucune autre en sa place.

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