SCÈNE XT VALÈRE, ISABELLE, AGNÈS, BRANLARD
BRANLARD
Que vois-je ? Quoi, c'est là sa conquête nouvelle ! Oh ! parbleu, pour le coup, vous en tenez dans l'aile, C'est elle justement qui m'a si mal traité.
VALÈRE
Que me çlites-vous là ?
BRANLARD
Je dis la vérité.
Agnès, connaissez-vous ce monsieur?
AGNÈS, à pari.
Ah ! je tremble.
VALÈRE
Parlez, avez- vous eu quelque commerce ensemble?
AGNÈS
Je ne sais pas.
VALÈRE
Il faut ici s'expliquer net.
Connaissez-vous monsieur?
AGNÈS
Eh !... non pas tout à fait.
{Bas à Branlard.) Monsieur, ne dites pas, au moins, je vous en prie, Tout ce qui s'est passé.
BRANLARD, en colêre.
La prière est jolie :
Cela serait fort bon s'il ne m'en cuisait pas ; Mais l'état où je suis...
AGNÈS
Ah ! parlez donc plus bas.
BRANLARD
Que je parle plus bas? parbleu, je vous admire, Il n'est pas nécessaire, et je viens de tout dire.
AGNÈS
Les hommes d'à présent sont de g'rands indiscrets.
VALÈRE
Il n'est donc que trop vrai : qui l'eût pensé jamais ?
AGNÈS
Monsieur; excusez-moi, ce fut par innocence.
VALÈRE
Sortez d'ici, perfide, ou craig^nez ma vengeance.