SCÈNE X ET DERNIÈRE ALPHONSE, ALCIMADURE, ALVARÈS, au fond du théùtre
ALPHONSE
Il vient. N'écoutons plus que nos transports jaloux.
ALVARÈS
Ah ! traître, je me meurs.
ALPHONSE
Il tombe SOUS mes coups !
Mais par quel charme, ô ciel ! lui-même, Alcimadure !
ALCIMADURE, un poignard à la main.
Seigneur...
ALPHONSE
Que croire, hélas ! dans cette conjoncture, Quelle est donc la victime ?
ALCIMADURE
En ce pressant dang-er, Du perfide Alvarès je venais vous veng-er; Voulant sur votre front fixer le diadème, Au lit de Léonor je l'ai conduit moi-même; Vous lui devez, seig-neur, votre bonheur entier. Et ce fier ennemi vous donne un héritier. J'avais armé mon bras; sortant de chez la reine, Je l'immolais, seigneur, à votre juste haine.
ALPHONSE
Puis-je trop à présent détester mon dessein? 0 ciel ! j'étais venu pour te percer le sein : Ma politique affreuse et ma noire furie A mon secret, hélas ! acrifiaientta vie.
ALPHONSE l'impuissant 63
Pardonne, cher ami, le crime de ton roi;
Je ne veux plus rég'ner et vivre que par toi.
Tous ces événements, mon cher Alcimadure,
M'annoncent un bonheur dont j'accepte l'augure.
Je brave les complots les plus séditieux.
Nous avons un enfant, rendons grâces aux Dieux.
L'Appareilleuse
COMÉDIE
En un acte et en prose
Attribuée à GRAND VAL père.
Imprimée dans le Théâtre Gaillard.
L'/tppareilleuse
Comédie
ACTEURS
M"» Amboisel, appareilleuse.
M. Gripigni, sous-fermier.
Manon, nièce de M"» Amboisel.
M°" IMerlet, revendeuse à la toilette.
Marianne, nouvelle débarquée.
GoTON, flUe de joie.
M. Friponneau, procureur.
La Jeunesse, souteneur.
M. CoQuiNON, commissaire.
La suite du commissaire.
La scène est à Paris, chez J/™» Amboisel, au cinquième, sur le derrière.