‹ Le Théâtre d'amour au 18e sìecle. Introd. et notesChapitre 40 sur 99 · SCÈNE X ET DERNIÈRE ALPHONSE, ALCIMADURE, ALVARÈS, au fond du théùtre · texte numérisé non relu

SCÈNE X ET DERNIÈRE ALPHONSE, ALCIMADURE, ALVARÈS, au fond du théùtre

ALPHONSE

Il vient. N'écoutons plus que nos transports jaloux.

ALVARÈS

Ah ! traître, je me meurs.

ALPHONSE

Il tombe SOUS mes coups !

Mais par quel charme, ô ciel ! lui-même, Alcimadure !

ALCIMADURE, un poignard à la main.

Seigneur...

ALPHONSE

Que croire, hélas ! dans cette conjoncture, Quelle est donc la victime ?

ALCIMADURE

En ce pressant dang-er, Du perfide Alvarès je venais vous veng-er; Voulant sur votre front fixer le diadème, Au lit de Léonor je l'ai conduit moi-même; Vous lui devez, seig-neur, votre bonheur entier. Et ce fier ennemi vous donne un héritier. J'avais armé mon bras; sortant de chez la reine, Je l'immolais, seigneur, à votre juste haine.

ALPHONSE

Puis-je trop à présent détester mon dessein? 0 ciel ! j'étais venu pour te percer le sein : Ma politique affreuse et ma noire furie A mon secret, hélas ! acrifiaientta vie.

ALPHONSE l'impuissant 63

Pardonne, cher ami, le crime de ton roi;

Je ne veux plus rég'ner et vivre que par toi.

Tous ces événements, mon cher Alcimadure,

M'annoncent un bonheur dont j'accepte l'augure.

Je brave les complots les plus séditieux.

Nous avons un enfant, rendons grâces aux Dieux.

L'Appareilleuse

COMÉDIE

En un acte et en prose

Attribuée à GRAND VAL père.

Imprimée dans le Théâtre Gaillard.

L'/tppareilleuse

Comédie

ACTEURS

M"» Amboisel, appareilleuse.

M. Gripigni, sous-fermier.

Manon, nièce de M"» Amboisel.

M°" IMerlet, revendeuse à la toilette.

Marianne, nouvelle débarquée.

GoTON, flUe de joie.

M. Friponneau, procureur.

La Jeunesse, souteneur.

M. CoQuiNON, commissaire.

La suite du commissaire.

La scène est à Paris, chez J/™» Amboisel, au cinquième, sur le derrière.

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