‹ Le Théâtre d'amour au 18e sìecle. Introd. et notesChapitre 44 sur 99 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Mn»e AMBOISEL, MANON.

M"i6 AMBOISEL, appelant sa nièce.

Manon ! Manon! Manon !

MANON

Que souhaitez-vous, ma chère tante ?

M™e AMBOISEL

Est-ce que vous êtes sourde, petite fille?... Approchez... là, tenez-vous droite et n'ayez pas comme cela la tête enfoncée entre les épaules..., faites un peu sortir votre gorg-e davantag"e; ayez toujours les jambes bien écartées et les pieds bien en dehors. Vous êtes coiffée trop en devant, regardez-moi bien tendrement et baissez ensuite les yeux; riez un peu pour faire voir vos dents; faites semblant de raccommoder quelque chose à votre garniture, afin qu'on remarque vos bras... Fort bien, ma fille, ça. Ètes-vous bien aise à Paris ?

MANON

Oui, ma chère tante, et encore plus d'être avec vous.

M'"*' AMBOISEL

N'êtes-vous pas bien contente de vous voir habillée comme une demoiselle?

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