‹ Le théatre de l'âmeChapitre 3 sur 77 · AVANT-PROPOS VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS VII

Schroeder Devrienl, de celle dont Richard Wagner me disait, en me montrant son buste en marbre dans sa villa de Lucerne : « Voilà ma Muse. Elle m'a fait comprendre tout ce que la voix humaine peut exprimer par le chant. » Mais Tàme du personnage est pris au cœur de la femme contemporaine, dans son aspiration à Tamour libre et à l'expression complète de son individualité par Fart.

Puisque le génie latent de la musique plane sur le premier drame, il servira peut-être d'excuse au second. Je n'aurais jamais songé à écrire un poème d'opéra sur mon roman légendaire VAjige et la Sphinge. Ce fut un musicien, M. Dietrich, élève distingué de Saint- Saëns et organiste à Dijon, qui me le proposa. J'hésitai longtemps, sachant que les drames tirés des romans sont en général des œuvres hybrides. A la fin, je cédai aux instances pressantes du compositeur, quele sujet attirait, etàla fantaisie d'écrire une fois dans ma vie le texte d'un drame musical. Je le fis sans aucun parti pris prosodique, en vers librement modulés sur la mélodie intérieure du sentiment et sur le rythme mouvementé des passions toujours changeantes. Sous cette impulsion, j'en vins à recréer

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