‹ Le théatre de l'âmeChapitre 61 sur 77 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

GEKTRUDE ET HUxXOLD arrivent par la droite. — On entend un appel de clairon qui annonce le commencement du tournoi.

De qui ce clairon ?

HUNOLD, montant quelques marches de l'escalier qui conduit à l'estrade.

De l'homme à la guitare!

Du hérault de Hartwig.

(Autre coup de clairon.)

GERTRUDE

Et l'altière fanfare Qui répond ?

HUNOLD

Le hérault de Konrad, votre époux.

Le beau galant, Madame, et le mari jaloux Majestueusement viennent d'entrer en lice,

GERTRUDE

Les armes de Hartwig ?

HUNOLD

Son casque se hérisse D'une Sphinge dorée et du cimier d'azur. Vos armes, vos couleurs.

GERTRUDE

Dis- tu vrai?

HUNOLD

J'en suis sur.

Et Konrad ?

IIUNOLD

Tout en noir. Il porte une aigrette Un myrte en fleurs avec Tétoile violette.

GERTRUDE, à part-

Etrange ! la couleur de son anneau maudit.

IIUNOIJ)

S'il est vainqueur, Madame, évitez le bandit. Il vous tuerait peut-être et ce serait dommage.

GERTRUDE. ironique.

Vraiment, tu crois cela?

HUNOLD

Il écume de rage.

GERTRUDE

Tant mieux ! Je vois par là qu'il maime follement, Et veux, de cet époux, faire un parfait amant. Que sa fureur bouillonne, éclate et s'exaspère. C'est moi qui recevrai le choc de sa colère.

(Elle congédie Hunold d'un signe, monte sur l'estrade et |)i-end place près do l'Électeur.)

l'ange et la SPHINGE 217

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