CHŒUR DES CROISÉS
Nous marchons sur la terr^ inculte et chevelue,
Par le ciel triste ou beau.
Pour qu'un jour, en mourant, chacun de nous salue
L'éclair de ce tombeau...
(Konrad se tourne vers la chapelle, où la vierge du vitrail s'allume subitement d'une vive lumière.)
KONRAD
La vois-tu resplendir? ah! c'est ma fiancée, Radiante d'amour et de llanime embrasée!
(Il s'élance dans la chajielle et s'agenouille au jùed du vitrail. La tigure de la verrière qui a le visage de Berthe, devient resplendissante. Elle lui tend le calice en forme de tulipe, qu'elle tient à la main. Sa lueur pourpre baigne le chevalier. Il lève vers l'apparition son épée qui brille d'une lueur blanche. Aussitôt la vierge du vitrail disparait.)
KONRAD, ressortant.
Je sors tout fulgurant du baptême du feu Qui change cette épée en un éclair de Dieu!