PRINCIPAUX ARTISTES
Mmes Loriani et Trebelli, soprani ; Casaloni, contralto.
MM. Montanari, ténor ; Zacchi, baryton ; Agnesi, basse; Borella, bouffe ; Orsini, chef d'orchestre.
En effet, du 15 janvier au 27 mars, la Compagnie Italienne donne dix-sept représentations, et la Patti se fait entendre dans cinq rôles différents. Le succès fut étourdissant; le public bruxellois était heureux de connaître maintenant le petit prodige et d'avoir applaudi les premiers gazouillements de ce rossignol célèbre.
Avec Mme Tedesco, de l'Opéra, il faut signaler le retour de Mme Miolan-Carvalho et l'arrivée de Marie Sass, de l'Opéra, qui joue le Trouvère, la Favorite et la Juive.
Au milieu de toutes ces attractions, il y eut place pour un grand nombre de reprises et pour sept ouvrages nouveaux, sans compter les ballets : Les Trovatelles, de Duprato ; Maître Claude, de J. Cohen; la Pagode, de Fauconier; Stella Monti, de Kettenus; Philémon etBaucis, de Gounod ; le Templier, de Nicolaï, et laFerme, de Stoumon, qui, décidément, devenait un fournisseur attitré.
La fin de la saison est marquée par la décision que prend le Conseil Communal de reviser entièrement le cahier des charges.
1861. 8 novembre. — Les Trovatelles, opéra comique en 1 acte, de Carré et Lorin, musique de Duprato.
21 novembre. — Maître Claude, opéra comique en 1 acte, de Saint-Georges et Leuven, musique de Cohen.
1862. 22 janvier. — La Pagode, opéra en 2 actes, de Saint-Georges, musique de Fauconier.
Mars. — Stella Monti, opéra comique en 3 actes, de Deaioulin, musique de Kettenus.
21 mars. — Philémon et Baucis, opéra comique en 2 actes, de Barbier et Carré, musique de Gounod.
Baucis Mme Mioi.an-Caryalho.
Philémon MM. Jourdan.
Jupiter Bonnefoy.
Vulcain Ismaêi..
28 mars. — Le Templier, opéra en 5 actes, traduit de l'allemand par Danglas, musique de Nicolaï.
7 mai. — La Ferme, opéra comique en 2 actes, paroles et musique de Stoumon.
Ballets.
1861. ier septembre. — Les Filles du Ciel,
1 tableau, de Justamant.
i" octobre. — Le Magicien, 2 tableaux.
19 octobre. — Les Contrebandiers, 2 tableaux.
21 novembre. — Le Fils de l'Alcade, 1 acte.
1862. 29 janvier. — Un bal travesti, 1 acte. 10 mars. — Le Joueur de Biniou, 1 acte.
Répertoire (reprises).
Galathée.
Le Trouvère.
La Fille du Régiment.
Robert le Diable.
La Dame Blanche.
L'Eclair.
Le Chalet.
Guillaume Tell.
Le Barbier de Sévilte.
Haydèe.
La Favorite.
La Juive.
Les Diamants de la Couronne.
Le Songe d'une nuit d'été.
Le Caïd.
Les Dragons de Villars.
Le Pardon de Ploërmel.
Les Huguenots.
Lucie.
Norma.
Le Postillon de Lonjumeau.
Rigole tto.
La Sirène.
Le Prophète.
Le Bouffe et le Tailleur.
Les Mousquetaires de la Reine.
La Pie voleuse.
Le Comte Ory.
Mireille.
La Somnambule.
La Reine de Chypre.
Martha.
Don Pasquale.
Don Juan.
La Traviata.
Herculanum.
Joseph.
Noces de Figaro.
La Fiancée.
La Part du Diable.
Ballets.
Une Fête villageoise.
Giselle.
Remplacements d'Artistes.
Mme Gennetier débute dans le Caïd, puis résilie.
Lemaire est remplacé par Châteaufort.
Tapian remplace, pour quelques jours, Bertrand,
indisposé.
Mlle Vronen débute dans Guillaume Tell ; puis
résilie.
MlIe Biondini, chanteuse légère de grand opéra,
débute en février, et échoue.
Mme Faure-Brière remplace Mme Mayer-Boulart,
pour quelques représentations.
Neveu, laruette, débute en avril.
Artistes en Représentations.
Du 7 décembre 1861 au 31 janvier 1862 — 13 représentations de MUe Miolan : Le Comte Ory; Lucie; la Somnambule; Faust ; les Mousquetaires de la Reine. (Recettes, fr. 43,770.50.)
1862. Du 13 au 16 janvier. — 2 représentations de Mme Tedesco, de l'Opéra : La Favorite; la Reine de Chypre.
Du 15 janvier au 8 mars. — 17 représentations de la Compagnie Italienne Merelli, avec le concours de Mlle A. Patti : Martha ; Don Pasqua le; Don Juan ; la Fille du Régiment ; la Traviata. (Recettes, 56,475 francs.)
Du 14 au 31 mars. '■ — 4 représentations de MIle Miolan : Le Barbier ; les Noces de Jeannette ; Faust ; Philèmon et Baucis; Mireille; le Pardon de Ploërmel (valse du 2me acte). (Recettes, fr. 7,631.75.)
Du 2 au 15 mai. — 6 représentations de Mlle Marie Sass, de l'Opéra : Le Trouvère; les Huguenots; la Juive. (Recettes, fr. 9,800.50.)
En mai, concert des frères Saurel, pianiste âgé de 8 ans, et violoniste âgé de 9 ans.
Représentations Extraordinaires.
1861. 27 septembre. — Par ordre. Hay-
dée fr, 2,361 75
1862. 21 avril. — Bénéfice de MUe Elmire. 2,125 9 29 avril. — Bénéfice de Bosselet . . . 1,066 73 12 mai. — Bénéfice de Hanssens . . 2,361 25 14 mai. — Bénéfice de Boulart . . . 3,695 25
23 mai — Bénéfice de Jourdan . . . 1,795 B
24 mai. — Bénéfice des Pauvres de
Gand 1,086 »
26 mai. — Bénéfice d'Aujac 371 50
28 mai. — Bénéfice de Borsary . . . 2,146 25
Recettes.
1861. Septembre fr. 49,664 50
Octobre 38,707 »
Novembre 29,214 75
Décembre 40,172 25
1862. Janvier 53.57^ 50
Février 43»029 75
Mars 38,194 75
Avril 28,375 25
Mai 35,932 50
Subvention 80,000 »
MM Théodore LETELLIER, directeur.
Ferdinand Roux, régisseur-général.
Alfred Bry, régisseur.
Ducos, régisseur des chœurs.
de Merckx, caissier-comptable.
Paul, secrétaire.
Orchestre.
MM. Ch.-L. HANSSENS, premier chef.
Bosselet, second chef.
Callandini, conduisant le ballet, l'opéra au besoin, chef du chant. Edouard, organiste-accompagnateur.
Gouverneur, souffleur.
Grand opéra, Traductions, Opéra comique.
MM. Bertrand.
Jourdan.
Aujac.
Costi-Caussade.
Emile.
Carrier, Petit-Delamarre,
Basses :
MM. Martin, baryton.
Périé.
Bonnefoy.
BORSARY.
Pierre Gales.
comiques.
Chanteuses :
Mlles MONROSE. Mme MICHEL-COSTI.
Rey. M»e Rosina.
Demaesen. Mme Meuriot, duègne.
Dupuy.
Ballet.
MM. Justamant, premier maître de ballet. Bertotot, deuxième maître de ballet.
Râles mimes :
MM. Justamant. Mme Montassu.
KoUKELBERG.
Danseurs : Danseuses
MM. Lamy, aîné. Mmes Pargès.
Lamy, jeune. Girot.
Bertotot. Wesmael.
Charles, comique. Mendez.
Ecole de danse :
M. Bertotot, professeur.
Le Conseil Communal s'était occupé des modifications au cahier des charges, proposées par la section des Beaux- Arts, à la demande du concessionnaire. Il avait supprimé l'abonnement au parquet, élevé le prix des stalles à 4 francs au lieu de fr. 3.50, et rétabli les bals, disparus depuis quelques années. Letellier eût encore voulu que, au lieu de la somme minima de 25,000 francs qu'il devait affecter à l'entretien et au renouvellement des décors et costumes, on lui imposât seulement l'obligation de maintenir le tout en bon état. Mais ce désir fut repoussé.
L'opéra comique Faust est transformé en grand opéra. Cette métamorphose ne contente pas tout le monde. On trouve que la distribution alourdit ainsi l'allure générale de l'ouvrage, et que le dialogue est préférable aux récits qui l'ont remplacé. Quelques jours après, reparaît Faust en opéra comique. Mais les partisans du drame lyrique réclament, et Letellier commençait à devenir perplexe, lorsque, comme il arrive souvent dans les situations embarrassées, une idée géniale traversa son cerveau. Il distribua doublement l'œuvre de Gounod, et, dans la même semaine, l'affiche porte :
Faust, grand opéra en 5 actes et Faust, opéra comique en 5 actes.
Pendant le premier mois, Mme Mayer-Boulart tient l'emploi de chanteuse légère, en attendant l'arrivée de M"e Monrose, qui débute dans le Songe d'une Nuit d'Été, et Lalla-Roukh, de Félicien David, alterne avec les représentations de M"e Wertheimber.
La reprise du Domino Noir ne fut pas favorable à Mlle Monrose. Son talent placide ne s'accommodait guère d'un rôle comme celui d'Angèle, qui exige tant de finesse et des tons si variés dans l'interprétation, Un regrettable incident signala la fin de cette soirée. A la chute du rideau, une partie du public se mit à applaudir, l'autre protesta par quelques chut énergiques. Les applaudissements se prolongeant, la toile se relève, et M"e Monrose, accompagnée de Jourdan, vient saluer le public, croyant à un rappel. Les deux artistes sont accueillis par une bordée de sifflets, dont le premier effet sur M"e Monrose se traduisit en une syncope. La malheureuse artiste fut transportée au foyer, et l'on eut toutes les peines du monde à la ramener chez elle, où elle resta alitée, plusieurs jours.
Le vendredi 5 décembre, la Reine de Saba, opéra de Gounod. Presque tous les morceaux de cette belle partition sont goûtés comme ils le méritent, et le public confond, dans ses applaudissements, l'œuvre, les interprètes et la mise en scène, dont la direction avait fait largement les frais. Gounod, qui avait dirigé les dernières répétitions, se dérobait modestement dans une baignoire d'avantscène, et, à un moment donné, son entourage put voir deux grosses larmes couler de ses yeux. Le maître quitta Bruxelles, le lendemain, après avoir écrit une longue lettre de remerciements et de félicitations au personnel de la Monnaie.
La reprise de la Servante Maîtresse, par Mmc Dupuy, Bonnefoy et Carrier, est l'objet d'un véritable scandale. Plusieurs jeunes gens, mécontents de cette « exhumation », sifflèrent à outrance l'adorable page de Pergolèse. Les pauvres artistes ne savaient que faire. Bonnefoy s enfuit dans la coulisse. Quant à Carrier, on annonça qu'il résiliait. M"e Dupuy paya d'audace : elle fît un signe à l'orchestre, et bissa le morceau qu'on venait de huer... Quelques jours après, la direction imposa à ses pensionnaires une seconde représentation de cet opéra-comique et... la Servante Maîtresse fut, dés lors, un succès !
Du 15 janvier au 15 février, une avalanche de rhumes, de bronchites fond sur les artistes. Il ne se passait pas un seul jour qu'on ne changeât le spectacle, une, deux et même trois fois. C'est ainsi
Le Théâtre de la (Monnaie. — 1 862-6 j. 461
qu'un soir le Barbier de Séville fut chanté avec le concours de trois artistes étrangers à la troupe.
Bertrand était le plus gravement atteint. Les docteurs le condamnèrent au repos, et la direction dut pourvoir à son remplacement. Ce fut alors un défilé de ténors, à qui le public ne permettait pas un trop long séjour dans Bruxelles.
Le brave Letellier avait besoin d'une occasion heureuse qui relevât un peu son courage. Elle s'offrit à lui sous la forme d'une Chatte Merveilleuse. La féerie de Grisar ramena, d'un coup de baguette, l'argent dans la caisse, la sécurité chez les afficheurs et le calme dans le cabinet directorial. Ce fut la pièce la plus productive de Tannée.
Le 9 février, les sœurs Delepierre, virtuoses de 6 et 9 ans, se font entendre devant un public émerveillé. Ces enfants-prodiges maniaient si gracieusement l'archet, qu'après les avoir rappelées maintes fois, on eut l'ingénieuse idée de leur jeter des bonbons. C était bien le genre d'ovation qui convenait à leur âge, et la plus jeune des deux sœurs se mit immédiatement à croquer ces sucreries, provoquant des cris de joie dans la salle. Sous cette délicate attention se cachait peut-être une pensée profonde. Ne voulait-on pas rappeler ainsi les gracieuses créatures aux plaisirs de leur âge, et leur conseiller d'abandonner un peu l'archet pour la raquette et le cerceau, de préférer quelquefois à l'atmosphère empoisonnée du théâtre le soleil et le grand air qui eussent ramené les roses sur leur teint de lys...? Peut-être une allusion à la durée de la gloire — aussi éphémère que celle des fondants...?
La saison théâtrale est terminée par Freischùtz, de Weber, avec MMmes de Maesen, Andrée, MM. Bertrand et Périé — un charmant opéra comique, le Don Juan de village, musique de Bryon d Orgeval, basse chantante, qui avait plus d'une corde à sa lyre — la délicieuse partition d'Ambroise Thomas : le Roman d'Elvire, et quelques représentations de la Compagnie Italienne, sous la direction de Merelli.
Clôture, le 31 mai, par la Reine de Saba.
Premières Représentations.
1862. 5 septembre — L'Éventail, opéra comique en 1 acte, de Carré et Barbier, musique de Boulanger.
7 septembre. — Faust, de Gounod, repris en grand opéra.
Faust MM. Bertrand.
Méphistophélès . . ■ . . . Périé.
Valentin Martin-
Marguerite Mmes Rey.
Siebel Dupuy.
27 octobre. — Lalla-Roukh, opéra comique en 2 a., de H. Lucas et M. Carré, mus. de F. David.
Nourreddin MM. Jourdan.
Baskir Bonnefoy.
Lalia-Roukh Mmes Monrose.
Mirza Dupuy.
3 décembre. — Le Maréchal- Ferrant, opéra comique en 1 acte, paroles de XXX., musique de Steveniers.
5 décembre. — La Reine de Saba, grand opéra en 5 actes de Barbier et Carré, mus. de Gounod.
Adorinam MM. Bertrand.
Soliman Périé.
Amrou Aujac.
Thanor Martin.
Methonsaél Bonnefoy.
Sador Pierre Gales.
Ba lkis Mmes Rey.
Bénoni Dupuy.
1863. 3 février — La Chatte merveilleuse, opéra comique en 3 actes, paroles de Dumanoir et Dennery, musique de Grisar.
28 février. — La Fleur du Val Suzon, opéra comique en 1 acte, de Turpin de Sançay, musique de G. Donay.
7 avril. — Le Joaillier de S'-James, opéra comique en 3 actes, de S'-Georges et de Leuven, musique de Grisar.
20 avril. — LeFreischutz, grand opéra en 3 actes, de Weber, récitatifs de Berlioz et adaptation française d'E. Pacini. (Bertrand et Périé, Mmes de Maesen et Andrée.)
6 mai. — Le Don Juan de Village, opéra comique en 1 acte, de Chazot, musique de Bryon d'Orgeval.
23 mai. — Le Roman d'Elvire, opéra comique en 3 actes d'A. Dumas et de Leuven, musique d'A.MB. Thomas.
Répertoire (reprises).
La Juive.
Fra Diavolo.
Le Chalet.
Lucie de Lammermoor.
Faust, opéra.
Le Maître de Chapelle.
La Fille du Régiment.
La Dame Blanche.
La Muette de Portici.
Les Huguenots.
Les Dragons de Villars.
V Eclair.
Le Toréador.
Bonsoir, Monsieur Pantalon.
Les Contrebandiers.
Le Pardon de Ploërmel.
Faust, opéra comique.
Gala thé e.
Le Caïd.
Le Postillon.
Les Mousquetaires de la Reine.
Le Songe d'une Nuit d'été.
Le Joueur de Biniou.
La Part du Diable.
Le Bouffe et le Tailleur.
Rose et Colas.
Le Trouvère.
La Favorite.
Roméo et Juliette.
Le Comte Ory.
Polichinelle.
Robert le Diable.
Le Domino noir.
La Servante Maîtresse.
Le Magicien.
Les Diamants de la Couronne.
Martha,
Ballets.
Ballets.
1862. 22 décembre. — Les Songes, 1 acte.
1863. 6 mai. — Le Royaume des Fleurs.
Gis elle.
Une Fête Villageoise.
Remplacements d'Artistes.
En février, Bertrand, indisposé, est successivement remplacé par Talon, Mathieu, Louant, etc.
Par suite d'indispositions on donne le Barbier de Séville, avec Froment, M. et Mme Ricquier-Delaunay, du Théâtre d'Anvers.
Pour la même cause, Mlle Olivier joue les Huguenots et Robert le Diable.
Artistes en Représentations.
1862. Septembre. — Mme Mayer-Boulart
Du Ier au 7 novembre. — MIle Wertheimber, de l'Opéra-Comique.
28 décembre. — Mlle Dupuy, chanteuse légère.
1863. 6 février. — Concert Prudent, pianiste.
9 et 13 février. — Renard, de l'Académie de Musique. (La Juive, Lucie.)
Du 16 au 28 février. — Trois concerts de M,Ies Delepierre, violonistes.
1 1 avril. — Dupuy.
7 mai. — Six représentations de la Compagnie Italienne, direction Merelli : Mmes Lafon, Elisa Volpini, Siaschetti, MM. Carion, Zacchi, Agnesi, Rossi.
Représentations Extraordinaires.
1862. 15 novembre. — Philharmonie.
Faust, grand opéra.
19 novembre. — Grande Harmonie.
26 décembre. — Philharmonie. La Part du Diable.
1863 14 janvier. — Philharmonie.
21 janvier. — Grande Harmonie.
27 janvier. — Société Française.
3 mars. — Représentation de gala, en l'honneur du Prince de Danemark.
7 avril. — Bénéfice d'Aujac. Première représentation de le Joaillier de St- James 1,593 50
15 avril. — Grande Harmonie.
21 avril. — Bénéfice de Ed. Letellier
24 avril. — Bénéfice de Hanssens
25 avril. — Philharmonie.
2 mai. — Grande Harmonie.
5 mai. — Bénéfice de Bertrand . . 21 mai. — Bénéfice de Dupuy . . 25 mai. — Bénéfice de Jourdan .
30 mai. — Bénéfice de Borsary . . Du 3 janvier au 15 mars, série de 10 bals.
Recette totale
Recettes
1862. Septembre Octobre .
Novembre Décembre
1863, Janvier Février Mars .
Avril .
Mai. .
Subvention .
fr
MM. Théodore LETELLIER, directeur.
Ferdinand Roux, régisseur-général.
Alfred Bry, régisseur.
Ducos, régisseur des chœurs.
de Merckx, caissier-comptable.
Edouard Letellier, contrôleur, chargé de la location. Blum, percepteur de l'abonnement.
Orchestre.
MM. Ch.-L. HANSSENS, premier chef.
Bosselet, second chef.
Callandini, conduisant le ballet, l'opéra au besoin, chef du chant. Edouard, organiste-accompagnateur.
Gouverneur, souffleur.
Orchestre complet.
Grand opéra, Traductions, Opéra comique.
Ténors :
MM. Bertrand.
JOURDAN
Aujac.
Tyckaert.
dubouchet.
Mengal.
Chanteuses :
Mtaes Mayer-Boulart.
Meillet.
Borghèse. Demaesen.
Faivre.
Cèbe4 Saùl.
Guille, mère Dugazon, duègne.
Basses :
MM. Meillet.
Lederac.
Périé.
Brion.
Borsary.
Pierre Gales.
Coryphées utilités :
Mmes Murât.
Dumas, augustine.
Rivière.
Heilbronn* Hamel.
Quarante-cinq choristes.
Ballet.
MM. Justamant, premier maîlre de ballet. Bertotot, deuxième maître de ballet.
'.oies mimes :
MM
Justamant.
Koukelberg.
Mme
MONTASSU.
Danseurs :
Danseuses
MM
Alexandre Paul.
Bertotot.
Dominique.
VI mes
Dumilatre.
GlROD.
Wesmael.
Pépita.
Ferrus.
Les portes du théâtre se rouvrent, le ier septembre, avec l'Ambassadrice et le Mariage extravagant. Puis, les Huguenots, la Juive, le Trouvère, le Barbier de Séville, Galathée et le Maître de chapelle défrayent les premières soirées.
Meillet, baryton d'opéra comique, sortait du Théâtre-Lyrique où, entre autres créations, il s'était fait remarquer dans le Médecin malgré lui, que l'administration reprend, le mois suivant, tout exprès pour lui. Il débute dans le Maître de Chapelle.
Sa femme, Mme Meillet, conquiert facilement ses droits de cité, dans les Huguenots et la Juive.
Mlle Faivre, une transfuge du Théâtre-Lyrique, artiste de grand talent, produit, elle aussi, une très heureuse impression dans l Ambassadrice. Elle épousa bientôt M. Réty, et chanta dès lors sous le nom de Mme Faivre-Réty. De ce mariage naquit une charmante fille, Bernerette, aussi gracieuse que son nom, et qui est aujourd'hui Mme Gandrey, la femme de l'habile directeur du Théâtre de Monte- Carlo.
M"e Borghèse subit ses épreuves dans Galathée et le Trouvère, et rencontre une certaine opposition.
Léderac, malgré sa superbe voix, ne parvient pas à réunir tous les suffrages, et résilie bientôt. Il est remplacé par Roudil, qui sut acquérir, depuis, une certaine réputation, et dont l'organe clair, limpide, au timbre généreux, atteignait facilement les notes les plus aiguës de la voix de ténor.
Brion d Orgeval, qui avait remporté des succès sur la scène de la Monnaie comme compositeur, y est favorablement accueilli en qualité de basse chantante.
La saison commence mal. Bertrand, périodiquement indisposé,
466 Le Théâtre de la (Monnaie. — 1863-6-j.
finit par tomber gravement malade. Mme Mayer-Boulart fait signifier à Letellier qu'elle est alitée et ne reprendra pas, de longtemps, son service.
Presque tous les artistes payent leur tribut aux premiers froids. De là, brusques changements de spectacles, relâche inaccoutumés, répertoire entravé...
L'arrivée de M"c Friedberg, remplaçant Mmc Dumilâtre, qui n'avait pas eu l'heur de plaire, calma un peu ce désarroi; le ballet remplaça l'opéra comique, et la nouvelle danseuse passa bientôt au rang d'étoile de première grandeur.
Malgré tout, quelques « premières » à noter : Bonsoir Voisin, de Poise ; le Jardinier et son Seigneur, essai modeste de Delibes, le compositeur exquis de Lakmé et de le Roi la dit, qui écrivait alors, pour les Bouffes-Parisiens, les Vieilles gardes et des pochades comme l'Omelette à la Follembuche ou l'Ecossais de Chaton!...
Puis, Obéron, opéra fantastique de Weber, qui eut un véritable retentissement: au dernier acte, on avait intercalé un ballet de Justamant : Le Papillon et les Demoiselles.
Ensuite, l'Orco, de Stoumon, à qui on devait déjà un ballet et deux opéras comiques.
On commentait beaucoup la réussite de Joseph Dupont, au concours du prix de Rome. La presse proclama les qualités naissantes de l'un des premiers chefs d'orchestre actuels.
En janvier, concerts de Carlotta Patti ; résultat négatif, « Elle ne » rappelle », dit le Guide musical, « le talent si extraordinaire de sa » sœur, que par ses excentricités. »
Les indispositions persistent, la grippe poursuit son œuvre, dont les principales victimes sont Mme Mayer-Boulart et Bertrand, et l'on assiste à un long défilé d'artistes étrangers sur la scène de la Monnaie.
Enfin, arrive Roger, et chacune de ses apparitions est un triomphe. Voilà l'art dans toute sa puissance : Tandis que Carlotta Patti, malgré sa jeunesse, sa beauté, ses dons naturels, sa célébrité proclamée par les mille trompettes de la réclame, n'aboutit qu'à une déception, Roger, au seuil de la cinquantaine, presque sans voix, privé de l'un de ses bras, venu à Bruxelles sans la moindre annonce, remporte un succès grandiose. Roger resta lui-même, sachant éviter soigneusement toute comparaison avec ses illustres devanciers, Nourrit et Duprez. Avec lui s éteignait le dernier représentant de la grande école française.
Lettre autographe •
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Premières Représentations.
1803. 28 septembre. — Bonsoir Voisin, opéra comique en 1 acte, de Brunswick et A. de Beauplan, musique de Poise.(M. Meilletet Mlle Faivre.)
23 octobre. — Le Jardinier et son Seigneur,
opéra comique en 1 acte, de Michel Carre et Barrière, musique de Léo Délices. (Mmes Faivre, Guille, MM. Aujac, Mengal, Dubouchet.)
16 novembre. — Obéron, opéra en 3 actes, traduction de Nuitter, Beaumont et Chazot, musique de Weber.
Obéron MM. Aujac.
Huon de Bordeaux .... Jourdan.
Sérasmin Meillet.
Sadack Mengal.
Aboulifar Dubouchet.
Rézia Mmes Mayer-Boulart.
Puck" BORGHÈSE.
Famine Faivre.
1864. 8 janvier. — L'Orco, opéra en 2 actes, de Louis Hymans, musique de Stoumon.
10 avril. — Gilles Ravisseur, opéra comique en 1 acte, de Sauvage, musique de Grisar.
Ballets.
1863. 2 décembre. — Royaume des Fleurs.
19 décembre. — Flamina, 2 actes.
1864. ier février. — Les Hamadryades.
12 mars. — L'Étoile de Messine.
26 mai. — Les Amazones, 2 actes.
Répertoire (reprises).
Z1 Ambassadrice.
Le Mariage Extravagant.
Les Huguenots.
Le Maître de Chapelle.
Galathèe.
La Juive.
Le Trouvère.
La Dame Blanche.
Robert le Diable.
Le Domino Noir.
Lucie de Lammermoor.
Martha.
Le Songe d'une Nuit d'été.
Le Prè-aux-Clercs.
Les Noces de Figaro.
La Favorite.
La Reine de Szba.
La Muette de Portici.
Le Médecin malgré lui.
Fra Diavolo.
Les Diamants de la Couronne.
La Fille du Régiment.
Le Comte Ory.
Robert le Diable.
Le Barbier de Séville.
La Fête Villageoise.
Le Caïd.
Les Mousquetaires de la Reine.
Les Dragons de Villars.
Quentin Durward.
Le Pardon de Ploërmel.
Lucrèce Borgia.
Le Nouveau Seigneur du Village.
Ballets.
Ondine.
Le Diable à quatre.
Giselle.
Remplacements d'Artistes.
Septembre. — Léderac résilie, et est remplacé par
Roudil.
Mlle Dumilâtre résilie, et est remplacée par MIle Fried-
berg.
Octobre. — Caubet remplace Bertrand, indisposé,
dans la Juive et les Huguenots.
Novembre. — Mmes Bessin-Pouillet et Baudier remplacent, successivement, Mme Mayer-Boulart,
malade.
Décembre. — Sapin, de l'Opéra, remplace Bernard
dans le Trouvère.
Mme Balbi, joue, par indisposition, la Fille du
Régiment.
Mme Meillet remplace Mme Mayer dans Obéron. Mme Ferra ri s prend l'emploi de Mlle Friedberg.
Artistes en Représentations.
1864. 7, 12 et 18 janvier. — Concerts donnés par Carlotta Patti, avec Jaëll, pianiste, Laub, violoniste, et Kellermann, violoncellistes. (Recettes,
fr. 7.853-75.)
22 janvier et 4 février. — Représentations de Roger,
la Favorite et les Huguenots. (Rec.,fr. 6,980-75.) 21 mars. — Mlle Ferraris, première danseuse de
l'Opéra.
io avril. — MUe Alexandra Calipoliti, danseuse
orientale.
Du 26 décembre 1863 au 6 mars 1864. — Série de
10 bals. (Recettes, 30,650 francs.)
Recettes.
1863. Septembre Octobre .
Novembre.
Décembre.
1864. Janvier Février Mars . .
Avril . .
Mai. . .
Subvention . .
Représentations Extraordinaires.
1863. 14 novembre. — Grande Harmonie.
28 novembre. — Philharmonie.
12 décembre. — Philharmonie. Martha.
1864. 14 janvier. — Bénéfice de la Société Française.
20 janvier. — Philharmonie. Obéron.
21 janvier. — Grande Harmonie.
23 février. — Par ordre. Les Huguenots. 3,672 25
25 février. — Bénéfice de la veuve Borsary. Les Huguenots (4me acte), les Mousquetaires de la Reine
(ier acte), Maître Pathelin, Giselle . 1,33225 ier mars. — En l'honneur de Rossini. Cantate, le Comte Ory.
17 mars — Bénéfice d'Aujac. Le Pardon
de Ploërmel 1,114 50
19 mars. — Grande Harmonie. Quentin Durward.
6 avril. — Bénéfice de Jourdan. Richaid
Cœur-de-Lion, Gilles Ravisseur . . 2,745 5°
9 avril. Philharmonie. La Fille du Régiment.
18 avril. — Bénéfice de Ed. Letellier. Le Cheval de Bronze. Danse par MUe Ferraris 4»720 75
20 avril. — Bénéfice de Bosselet. Le
Cheval de Bronze 693 75
30 avril. — Grande Harmonie. Le Cheval de Bronze.
3 mai. — Bénéfice de Mengal Giralda . 2,442 70 13 mai. — Bénéfice de Bertrand. Frei-
schiitz 2>°34 8
24 mai. — Bénéfice de Bouland Le Bijou
Perdu 2,866 60
26 mai. — Bénéfice de Justamant. Calen-
dini. Robert le Diable 875 75
27 mai. — Bénéfice de Hanssens Les
Noces de Figaro 1 ,5^5 75
Nécrologie.
1863. 10 novembre. — Mort de Borsary.
Le Théâtre de la (\ fournie.
Le 28 mars, la Compagnie Italienne reprend le cours de ses représentations au Théâtre du Cirque. Mais elle ne tarde pas à plier bagage et s'enfuit sous d'autres cieux, plus hospitaliers.
Le dimanche, 10 avril, l'affiche portait : « Dans les entr actes, Afle Alexandra Qalipoliti, danseuse de caractère des Théâtres de Moscou, Saint-Pétersbourg, Stockholm, exécutera les danses orientales. Great attraction! Or, il advint que le public, étonné d'abord, se mit à rire bruyamment, puis, se fâcha, et qu'à la fin l'orchestre fut renforcé d'un groupe d'instruments aigus, peu harmonieux, mais significatifs pour la danseuse orientale des théâtres septentrionaux. Bref, les annales du théâtre ne pourraient enregistrer un second exemple d'une telle mystification.
La saison se termine par les reprises attendues de Richard Cœurde-Lion et de Gilles Ravisseur, œuvres de deux musiciens belges.
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MM. Théodore LETELLIER, directeur.
Delabarre, secrétaire.
Marcel Briol, régisseur général.
Alfred Bry, régisseur.
Ducos, régisseur des chœurs.
de Merckx, caissier comptable.
Edouard Letellier, contrôleur, chargé de la location. Blum, percepteur de l'abonnement.
Victor, inspecteur.
Orchestre.
MM. Ch.-L. HANSSENS, premier chef.
Bosselet, second chef.
Callandini, conduisant le ballet, l'opéra au besoin, chef du chant. Edouard, organiste accompagnateur.
Prosper, accompagnateur pianiste.
Gouverneur, souffleur.
Grand opéra, Traductions, Opéra comique.
MM. Wicart.
JOURDAN
Holtzem.
MM. Joliet.
Metzler.
Hanglks, ténor comique.
Basses :
MM