‹ Le théâtre de la MonnaieChapitre 58 sur 149 · FOUCHET · texte numérisé non relu

FOUCHET

Oudinot, Philippe.

Cassel, Martin.

Adolphe,

Eugène Dessessarts,

Perceval, Trial, Laruette.

Juillet, Trial.

Alphonse, \ deuxièmes et troisièmes

Leroux, ) basses-tailles.

Arnault, coryphée.

hautes-contre.

basses-tailles.

Opéra.

Chanteuses.

Mesdames et Mesdemoiselles :

T > premières chanteuses.

Lemesle, )

Constant-Langlade, Dugazon.

Corinaldi, deuxième chanteuse.

Caroline Linsel, troisième chanteuse.

Roussellois, duègnes.

Daudel, mères Dugazon.

Vautrin, troisième chanteuse.

Eugénie Fay. coryphée.

Chœurs.

Dix-huit hommes.

Danseurs.

Messieurs :

Petipa, maître de ballets, premier mime.

Leblond, ) . ,

T } premiers danseurs.

Lasserre, )

Stroyhaver, deuxième danseur.

Bartholomin, mime et rôles nobles.

Girel, premier danseur comique.

Lemonnier, deuxième danseur comique.

Treize femmes.

Mesdames et Mesdemoiselles :

Martin, \

Leroux, > premières danseuses.

Leblond, '

Bartholomin, ) deuxièmes et troi-

sièmes danseuses.

coryphées

Seize figurants.

Louise Lemonnier,

Pauline Lemonnier,

Gosselin,

Margery,

La petite Benoni, les amours .

Seize figurantes. Huit enfants

Orchestre.

MM. Ch. HANSSENS, maître de musique.

Daubigny, répétiteur et maître de musique pour ballets. C.-L. Hanssens jeune, deuxième maître de musique, répétiteur des chœurs. Quarante-quatre musiciens.

M. Monnier, régisseur.

Jenneval, qui figure en tète de la troupe dramatique, était appelé à tenir une grande place, non seulement dans l'histoire du Théâtre de la Monnaie, mais encore dans l'histoire de la Belgique. Il débuta, le 29 avril, dans les Comédiens. Jeune et d'un extérieur agréable, il fut tout de suite remarqué, en dépit de sa voix, dont le timbre était quelque peu voilé, — défaut qu'il rachetait par la chaleur et la force d'articulation. Louis-Alexandre-Hippolyte Dechez (chevalier), dit Jenneval, naquit à Lyon, en 1803. H était ^e frère utérin de Lamarche, auteur du Marchand de Venise, et avait débuté à l'Odéon.

Deux jours après l'ouverture, Auguste Nourrit, frère du célèbre artiste, se produit dans Georges, de la Dame blanche. On voulait peut-être exiger qu'il fût digne du nom fameux qu'il portait, et on le siffla de telle sorte qu'il ne tenta pas une seconde épreuve.

La Sentinelle, nouvel opéra indigène, parut le 14 mai. Dewindt, chef d orchestre du Théâtre d'Anvers, en avait écrit la musique sur le livret d'un ancien vaudeville de Dartois. En dépit d une distribution qui comprenait les meilleurs sujets de la troupe, cet ouvrage n'eut que deux représentations.

Quelques mois plus tard, Adolphe Nourrit donne une série de représentations et, le 14 octobre, le Siège de Corinthe met en scène le père et le fils.

Nous avons à signaler un incident des plus fâcheux — à tous les points de vue. Six vols avaient été commis dans le théâtre. Les époux Leblond, qui faisaient partie du ballet, se plaignaient notamment d'avoir été victimes d'une escroquerie de 350 florins, qui avait eu lieu dans le foyer même. On accusa le danseur Laurençon. Celui-ci fut emprisonné, jugé et condamné à un an de prison ; il en appela: le premier arrêt fut cassé aux applaudissements de l'audi-

23 avril, dernière représentation de Mimi Dupuis, première apparition de Becquet élève de Roucourt, dans le Nouveau Seigneur de village; — 25 et 28 avril, Oudinot, artiste de passage, Euphrosine, Jeannot et Colin, le Délire; — 30 avril et 5 mai. Lecomte, premier ténor de l'Odéon de Paris; — 13 mai, début de Mlle Gorinaldi, troisième amoureuse, le Billet de Loterie; — du 1 5 mai, treize représentations de M. et Mme Lemonnier, de TOpera-Comique ; — 28 mai, début de Oudinot, définitivement engagé; — 18 mai, première apparition du danseur Lemonnier; — 19 juin, première d'un ballet en trois actes, du danseur Bartholomin, le Triomphe de Sylla ou le Siège de Préneste, musique de Ch. Hanssens ieune; — 9 juillet, Emeric, première haute-contre, de Th. de La Haye, Femand Cortez; — 7 août, reprise de la Naissance de Vénus et de l'Amour, ballet de Petipa ; — 12 août, Baumont, danseur de l'Opéra de Paris; — 21 août, Mme Arnault, dugazon, Fanchette et les Deux jaloux.

toire et Laurençon remis en liberté. Mais le public n'accueillit pas ainsi cette décision :

De Bruxelles, le 2g juillet 1828. — La soirée de hier a été, au Grand-Théâlre, une des plus orageuses qui se soient vues depuis longtemps. Au moment où, dans le ballet des Deux baillis, ou les vendangeurs, l'acteur Laurençon a paru sur la scène, un bruit épouvantable d'applaudissemens, de sifflets, de cris et de huées a commencé et s'est renouvelé chaque fois qu'il rentrait en scène. Le ballet a néanmoins continué; mais des rixes particulières s'étant élevées dans le parterre, la police a cru de son devoir de faire baisser le rideau. Un bruit à peu près pareil et la voix de plusieurs personnes qui demandaient Laurençon se sont fait encore entendre pendant un quart d'heure, enfin la salle a été évacuée lentement et sans désordre. Une foule nombreuse était rassemblée à l'extérieur pour connaître le résultat de la soirée.

Ce n'est pas tout. Le désordre qui s'était produit dans le théâtre, se renouvelle au dehors. Dans l'estaminet bien connu : Au Doux, éclate une rixe presque sanglante dans laquelle se compromettent Vautrin, employé du Théâtre de Liège, un tailleur, nommé Janssens, et deux artistes de la Monnaie, Dessessarts fils et Huot. Les deux premiers eurent à encourir une légère condamnation.

Laurençon quitta Bruxelles après sa triste mésaventure et fut remplacé par Girel, qui débuta dans les Meuniers.

Le 30 octobre, au bénéfice de la Caisse des pensions, « première » de Mazaniello, ou le pêcheur napolitain, de Carafa.

Le 12 février fait connaître la Muette de Portici, qui devait, Tannée suivante, donner le signal des troubles révolutionnaires. Elle ne fut donc pas jouée pour la première fois en 1830 — comme

Ier septembre, Mme Amélie Schutz, se rendant à Londres, Barbier de Séville ; — 3 septembre, début du ténor Alphonse Dapreval, Jean de Paris; — du 4 septembre, quatre représentations de Mme Rosier, née Aumer; — du 17 septembre, série de représentations d'Adolphe Nourrit; — 13 novembre, M,Ie Maria, première danseuse, les Pages du duc de Vendôme;

— 20 novembre, première audition de Vieuxtemps, violoniste, âgé de huit ans, dans un grand concert, donné par Jean Mengal jeune, premier cor du roi de France; — 25 novembre, première apparition de Sirant, premier ténor de l'Opéra-Comique ; — 10 décembre, MUe Lucie Vander Biest, élève de Bosselet, Tartuffe (Dorine) ; — 18 décembre, concert du flûtiste Guillou ; — 23, 26 et 29 décembre, Gavaudan, ancien directeur de la Monnaie;

— 25 décembre, concert de la Société d'Apollon ; — 8 janvier, Schmitt, père et fils, exécutent des variations sur le trombone; — 29 janvier, le Conscrit, ou les petits braconniers, ballet du danseur Girel, musique de Charles-Louis Hanssens (jeune); — 8 mars, nouveau ballet de Petipa, les Enchantemens de Polichinelle, musique de Snel et de C.-L. Hanssens (jeune) ; — 24 mars, Constant Langlade « se destinant au théâtre » chante Zulnar, dans Zoraïme et Zulnar ; — Ier avril, les frères et sœurs Rainer, Ménestrels tyroliens, paraissent dans un intermède, sous le costume du pays; — 7 avril, le violoniste gantois Ghys exécute un air de sa composition.

on le croit volontiers. En voici la distribution, qu'on pourra comparer avec celle que nous donnerons lors de ces mémorables événements :

Mazaniello MM. Sirant.

Alphonse Fouchet.

Pietro Cassel.

Borrella Dessessarts.

Moreno Juillet.

Lorenzo Arnault.

Fenella Mme Martin.

Elvire MIles Dorus.

Selva Alphonse.

Une dame Eugénie Fay.

L'opéra d'Auber obtint le plus grand succès. La Famille Royale tout entière assistait à la représentation, ne se doutant pas des funérailles que préparait cette pièce à la dynastie des Nassau.

La Muette de Portici fut jouée douze fois et clôtura la saison (20 avril).

La campagne suivante s'ouvrait le lendemain. On voit que le théâtre ne fermait pas. Les abonnements avaient lieu par mois, à raison de vingt représentations. Les engagements d'artistes mentionnaient le 20 avril, pour fin ou renouvellement.

1829-30. Comédie et Tragédie.

Acteurs. Actrices.

Messieurs : Mesdames et Mesdemoiselles :

Charles Ricquier, premiers rôles. Charles Ricquier, premiers rôles.

Jenneval, jeune premier. Verneuil, jeune première, Lemoigne, jeune premier et second amoureux. Lemoigne, seconde et troisième amoureuse.

Folleville, père noble. Caroline Linsel, troisième amoureuse.

Duval, financier. Lebrun, soubrette.

Bosselet, troisième rôle. Roussellois, caractères.

Berthault, ) . . Daudel, mère noble.

> premiers comiques.

Stocklet, ) Bosselet, second caractère.

Juillet, \ Margery, utilités.

Perceval, > seconds comiques.

Alphonse, '

Vautrin, rôles de convenance.

Opéra.

Chanteurs. Chanteuses.

Lafeuillade, ) .. , Dorus, ) .

> premières hautes-contre. . / premières chanteuses.

Fouchet, ) Lemesle, j

Le Théâtre de Lx (Monnaie 1823-30

Henry Jolly, Philippe, Gavaudan.

Cassel, Martin.

Rey, I premières bas^es-

Eugène Dessessarts, ) tailles.

Perceval,

Juillet,

Alphonse,

Leroux,

Arnault, coryphée

> Trial, Laruette.

> deuxièmes basses-tailles.

Constant Langlade, Dugazon.

Corinaldi, 1 deuxièmes et troisiè-

Caroline Linsel, J mes chanteuses.

Roussellois, duègne.

Daudel, mère Dugazon.

Vautrin, troisième chanteuse.

Eugénie Fay, coryphée.

Chœurs.

Dix-huit hommes.

Danseurs.

Treize femmes.

Messieurs :

Petipa,' maître de ballets, premier mime.

Leblond, 1

T > premiers danseurs.

Lasserre, )

Stroyhaver, deuxième danseur.

Bartholomin, mime et rôles nobles.

Girel, premier danseur comique.

Lemonnier, deuxième danseur comique.

Ballet.

Danseuses.

Mesdames et Mesdemoiselles :

Martin, )

> premières danseuses.

Leroux Bartholomin, Louise Lemonnier, Trois coryphées.

deuxièmes danseuses.

Orchestre.

MM. C. HANSSENS, maître de musique.

Daubigny, répétiteur et maître de musique pour les ballets.

C.-L. Hanssens jeune, second maître de musique, répétiteur des chœurs.

M. Monnier, régisseur.

Le premier début à signaler est celui de Lafeuillade (22 avril), dans Georges, de la Dame blanche.

Lafeuillade était né au Pouget, canton de Gignac, le 24 octobre 1799. Entré au Conservatoire de Paris, en 18 19, il chanta à l'Opéra,

29 avril, M1,e Dorsan, élève de l'Ecole de musique bruxelloise, débute dans le rôle de Fanchelte, les Deux jaloux ; — du 5 mai, série de représentations de Mlle Langle, première chanteuse; — 11, 14 et 18 mai, Rey, basse-taille; — 14 mai, Demunck, célèbre violoniste, élève de Pauwels; — 20 juin, concert de Théodore Hauman, de Bruxelles, violoniste; —

25 juin, François Baumaun. d'Ostende, ier prix de basson du Conservatoire de Paris; —

26 juillet, les Petites Danaïdes, ballet de Petipa, musique de Snel ; — 30 juillet, Théodore, seconde haute-contre, « désirant se faire connaître », paraît dans le comte Roger, du Petit Chaperon rouge; — 1er et 11 septembre, Mlle Montano, ex-première cantatrice des théâtres de Paris et de Naples, Barbier de Séville, la Pie voleuse ; — 19, 22, 26 octobre, MUe Saint-Romain, première danseuse du Théâtre Royal de Berlin, élève de Titus; — 12 novembre, concert de Terby, violoniste, et L. Coninx, flûtiste; — 7 et ^décembre, 11 janvier, Mlle Duchesnois, Phèdre, Mérope, Jeanne d'Arc.

2i6 Le Théâtre de la (Monnaie. — 1823-30.

tout en suivant les classes de chant. Deux ans plus tard, ses études étant terminées, il débute à Rouen. Son succès fut tel que le marquis Lauriston, surintendant des Beaux- Arts, fit rompre son engagement, et le rappela au Grand-Opéra. Il débute ensuite à l'Opéra- Comique et y reste jusqu'au moment d'arriver à Bruxelles. Lafeuillade retourna ensuite à la salle Favart et mourut à Montpellier subitement, le 9 mai 1872 (1).

Une troupe de chanteurs allemands occupe le théâtre, du 14 juillet au 12 août, et, à la dernière représentation, on les siffle. Lune de leurs compatriotes, Mme Schutz, cantatrice du Théâtre Italien, de Londres, organisa une représentation de Tancrède à leur bénéfice — leur abandonnant sa part de la recette.

Un événement musical, le 11 août : Mme Malibran — alors au Théâtre Italien, de Paris — donne son premier concert à Bruxelles.

Page 1