C. Bosselet, second chef d'orchestre
d'Haussy, sous-chef d'orchestre et répétiteur des chœurs. de Greef, chef répétiteur de la danse.
Van Volxem, répétiteur des chœurs.
Soixante musiciens.
Valmore se joint à Hanssens aîné et à Van Caneghem ; puis, le
Lockroy, musique d'Eugène Prévost ; — du ier au 24 juillet, représentations de Mme Naptal- Arnault, premier rôle du Théâtre de l'Odéon ; premier début de Brésil, premier rôle en tous genres ; reprise de le Misanthrope, comédie en 5 actes; Valérie, comédie en 3 actes; — du 8 juillet au 6 août, représentations de la troupe d'opéra allemand, le Freischiïtz, les Noces de Figaro, Don Juan, la Flûte enchantée, Fidelio, Catarina Cornaro, Obèron; — 13 juillet, reprise de Rny Blas, drame: — 18 juillet, Lafont, du Théâtre des Variétés de Paris; — 51 juillet, reprise de la Sylphide, ballet en 2 actes; — ier août, reprise de Un mariage soîts l'Empire, vaudeville en 2 actes; le Gamin de Paris, vaudeville; — 3 août, représentation extraordinaire, donnée par Alfred Ormonde et Min Waverley, du Théâtre Royal de Covent-Garden, de Londres, Macbeth, Roméo et Juliette ; — 19 août, rentrée de la troupe d'opéra, premier début de Mlle Restout, premier rôle, l'Ecole des vieillards, comédie en 5 actes; le Philtre, opéra en 2 actes; — 20 août, reprise d'André, vaudeville en 2 actes ; — 21 août, reprise de Une chaîne, comédie en 5 actes, de Scribe ; — 22 août, reprise de la Vieille fille; — du 24 août, représentation de Chollet, premier sujet du Théâtre Royal de l'Opéra-Comique ; reprise de Zampa, Richard Cœur- de- Lion ; — 26 août, reprise de le Roi d'Yvetot, opéra comique en 3 actes; — 31 août, premier début de Quélus, père noble, reprise de l'Abbé de Vèpèe, comédie en 5 actes, de Bouilly ; — 3 septembre, exercices de M. Canrield, hercule ; — 7 septembre, série de représentations de Raguenot, premier ténor, Guillaume Tell, la Favorite; — 17 septembre, représentation de Mme Volnys, premier rôle du Théâtre-Français, Mathilde, ou la jalousie, la Chanoinesse ; — 22 septembre, début de Robert, premier rôle en tous genres, .Vlle de Belle- Isle; — du 23 septembre, série de représentations de Mathieu, premier ténor, Lucie de Lammermoor , la Favorite, la Reine de Chypre, Guillaume Tell; — du 6 octobre, série de représentations de Marié, premier ténor, la Juive, Robert le Diable, les Huguenots ; —
théâtre rouvre ses portes, le Ier mai; la situation financière était
celle-ci :
1844-45. — Pertes fr. 44,306 60
1845-46. — Pertes 40,650 33
fr. 84,956 93
1843-44. — Bénéfices . fr. 23,077 95
Ier mai 1846. — Pertes, . . . fr" 61,878 98 "
Les deux premiers mois d'exploitation amenèrent, seuls, un nouveau déficit de 30,000 francs.
Il y a peu de changements dans les principaux emplois.
L'opinion n'était pas unanime sur les avantages de cette inamovibilité du personnel, mais le public se montre bienveillant pour les artistes dont l'engagement est renouvelé, et les rentrées s effectuent sous des auspices favorables.
Barielle, qui remplaçait Bellecour, fut acclamé, et nous le verrons occuper une place importante au Théâtre Royal.
Le public se souciait peu des débuts. Sa curiosité était plutôt attirée par la composition de la salle que par celle de la scène. Un débat assez sérieux était survenu au sujet de certaines places, et, notamment, d une loge d'avant-scène dont « les jeunes lions »
11 octobre, rentrée de Laborde, première représentation de le Lac des fées, grand opéra en 5 actes et 7 tableaux, de Scribe et Mélesville, musique d'Auber ; — 7 novembre, au bénéfice de Ch. de Dedecker, régisseur, les Motisquetaires ; — 10 novembre, première représentation de le Trompette de M. le Prince, opéra comique en 1 acte, de Mélesville, musique de F. Bazin; — 11 novembre, au bénéfice de M"e Charton, le Lac de fées ; — 2 décembre, première représentation de la Closerie des Genêts, drame en 5 actes et 8 tableaux, de F. Soulié ; — 11 décembre, représentation de Levasseur, le Philtre ; —
12 décembre, au bénéfice de Quélus, première représentation de le Serment de Wallace, drame en 3 actes et en vers, d'Edouard Wacken; — du 14 décembre, série de représentations de Mlle Fargueil, Clarisse Harlowe, Gentil Bernard, la Gardeuse de dindons; —
22 décembre, au bénéfice de Mme Page, première représentation de la Esmeralda, ballet en 2 actes et 6 tableaux, par Perrot, musique de Gugny ; première représentation de le Caquet du couvent, opéra comique en 2 actes, de Planard, de Leuven et H. Potier; —
23 décembre, première représentation de Othello, grand opéra en 3 actes et en vers, par Gustave Vaez et Alphonse Royer, musique de Kossini (traduction); — 29 décembre, première représentation de Agnès de Méranie, tragédie nouvelle en 5 actes, de Ponsard.
1847. — 20 janvier, première représentation de Mina, ou le ménage à trois, opéra comique en 3 actes, de Planard, musique d'Amb. Thomas; — du 31 janvier, MUc Lucile Grahn, danseuse du Théâtre Italien de Londres; — Ier février, la Part du Diable, opéra comique; — 9 janvier, au bénéfice de Zelgcr, première représentation de Henriette d'Entragues, ou Un pacte sous Philippe III (Il Guiramento), opéra en 5 actes, de Mercadante, paroles françaises de G. Oppelt (traduction); — 14 janvier, Bal paré et masqué; — iCr mars,
prétendaient déposséder « les lions d'âge mur ». Mais ceux-ci tinrent bon, et ne voulurent pas se désister au profit de leurs cadets.
En outre, la direction avait essayé d'augmenter le prix des abonnements, qu'elle trouvait — à juste titre — peu élevé, en raison des frais dont la marche était toujours terriblement ascendante. La plupart des abonnés renoncent alors à leurs places, et, comme llanssens n'avait pas dans sa caisse l'argent de son prédécesseur Molin, qui, on s'en souvient, avait joué un tour assez adroit aux habitués du théâtre, il lui fut impossible d'atteindre le même but. Ce qui est, cependant, assez particulier, c'est que toute l'aristocratie des « premières loges » avait renoncé au plaisir du spectacle, à cause d'une augmentation de cent francs par an!
Et, pendant ce temps, le caissier se croisait les bras, les recettes étant si faibles que son emploi n'était plus qu'une sinécure.
De plus, les indispositions se multiplièrent. 11 n'y eut pas, en quelque sorte, un jour par semaine où l'on donnât le spectacle annoncé. Laborde était affligé d'une maladie persistante, et l'on songea à le remplacer par Raguenot, puis par Marié, dont les représentations ne brillèrent pas d'un éclat exceptionnel.
La première danseuse avait échoué dans ses débuts : on ne parvint à la remplacer qu'à la fin de Tannée.
Dans la comédie, nouvelles calamités : ÎM"C Restout fut retenue
première représentations de Catarina, ou la fille du bandit, ballet en 2 actes ; — 7 mars, reprise de Lady Henriette, ballet ; — 9 mars, reprise de la Citerne d'Albi, drame; le Panier fleuri, opéra comique; la Chercheuse d'esprit, vaudeville; — 16 mars, au bénéfice d'Arthur Dhôtel, contrôleur en chef, première représentation de l'Ame en peines opéra fantastique en 2 actes, de Saint-Georges, musique de Flotow ; — 18 mars, au bénéfice de Mme Guichard, première représentation de Ne touchez pas à la Reine, opéra comique en 3 actes, de Scribe et G. Vaez, musique de X. Boisselot ; — 22 mars, bénéfice de Mlle Lucile Gratin, première danseuse ; — 25 mars, concert de Vieuxtemps, violoniste ; — 9 avril, première représentation de M,le Dolorès et de M. Camprubi, danseurs espagnols; — 7 avril, au bénéfice de Laborde, les Huguenots, 2me et 4me actes; le Rossignol, opéra en 1 acte; la Favorite, 4me acte; — 9 avril, première représentation de la Xacarilla, opéra en 1 acte, de Scribe, musique de Martiani; Echec et mat, comédie ; — 17 avril, Bardou jeune, du Théâtre du Vaudeville de Paris; — 19 avril, au bénéfice de jyime Page, reprise de le Diable amoureux, ballet; — 25 avril, début de MUe Valton, contralto, Charles VI ; — 30 avril, clôture ; la Juive, Mathieu dans le rôle d'Eléazar.
saison d'été 1847. — 2 mai, reprise de les Mousquetaires de la Reine, opéra comique ; la Estneralda, ballet; — 3 mai, au bénéfice de MUe Rousset, première danseuse, le Diable à quatre, 2me acte . — I2 maj^ au bénéfice du « petit personnel », Ne touchez pas à la Reine, opéra comique en 3 actes.
350 Le Théâtre de la (Monnaie. — i S46--J7 .
en Italie par un rhume qui dura trois mois, pendant lesquels il fut difficile de jouer le répertoire: puis, lorsqu'elle eut débuté, il fallut bien se rendre à la triste certitude que la nouvelle pensionnaire n'arriverait pas à conquérir les bonnes grâces du public.
Et la Monnaie voyait se dresser dans Bruxelles de fâcheuses concurrences. Sans compter le Théâtre du Vaudeville, dont les spectateurs n'apprenaient guère le chemin, il y avait le Cirque, le Cirque fatidique, dont la vogue était si redoutable.
Enfin, les bals masqués, qui étaient d'un produit considérable, tant qu ils constituaient, pour ainsi dire, le monopole du Théâtre Royal, perdirent fatalement â l'innovation de ceux des Nouveautés et du Cirque.
A toutes les causes accidentelles des embarras qu'éprouvait la direction s'ajoutait la rareté momentanée de bons ouvrages fournis par les théâtres de Paris.
En Avril, M. Hanssens déclare qu'il se trouve dans l'impossibilité de payer le mois d'appointements. Les artistes, d'un mouvement spontané, signent une déclaration par laquelle ils font l'abandon de ce mois, qui leur sera payé par douzièmes, à partir du 31 mai.
L'Administration communale met le théâtre en adjudication.
La clôture a lieu, le 30 avril, par la Juive.
Les artistes vont occuper leurs loisirs en province. La première ville exploitée est Charleroi, où l'on commence avec Ne touchez pas à la Reine.
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MM. Auguste NOURRIT, directeur.
Solomé, régisseur général.
Monnier, régisseur du Grand-Théâtre.
Collet, régisseur du Théâtre du Parc.
Quélus, régisseur de la comédie et du drame. Duchai eau, régisseur des ballets.
Arthur d'Hôtel, contrôleur en chef.
Comédie, Tragédie, Drame et Vaudeville.
Messieurs :
Alexandre, premiers rôles en tous genres.
Verdellet, jeunes premiers, forts jeunes premiers, jeunes premiers rôles au besoin.
Léon, ) deuxièmes amoureux et
Emile Dakmy, f premiers au besoin.
Rey, seconds et troisièmes amoureux.
Quélus, pères nobles, premiers rôles marqués
Alexis Louis, financiers, grimes paysans, manteaux.
Bouchez, rôles de convenance, financiers au besoin.
Laporte, troisièmes rôles et grands raisonneurs.
Mesdames et Mesdemoiselles :
Martelleur, premiers rôles jeunes et fortes
jeunes premières.
Doligny, seconds premiers rôles, jeunes
mères nobles.
Thuillier, jeunes premières ingénuités.
Dés. Mayer, jeunes premières amoureuses.
Irma, secondes amoureuses, Laure, Amélie, Panien, mères nobles.
Luguet, duègnes et caractères.
Hesse, deuxièmes duègnes et premières au
besoin.
Minne deuxièmes et troisièmes duègnes.
troisièmes amoureuses.
Messieurs : Mesdames et Mesdemoiselles :
B. Di cors, ) troisièmes rôles, rôles de Maria Lopez, soubrettes. Stanislas, S convenance et despèi es. Millet, deuxièmes soubrettes et rôles de Duprez, premiers comiques convenance.
Michel, ) seconds comiques et des pre- Denise, utilités, miers. Messieurs :
Mailly, )
Tournillon, ;
Lemaire
duchateau,
Leroy,
| util
ités.
utilités.
Grand opéra, Opéra comique et Traductions.
Messieurs : Mesdames et Mesdemoiselles :
Laborde, premiers ténors dans le grand Laborde, premières chanteuses à roulades.
opéra. Bouvard, premières chanteuses, Falcons, etc.
Couderc, premiers ténors dans l'opéra co- Prévost (1), jeunes premières chanteuses et
mique. secondes dans le grand opéra.
Dufresne, premiers ténors dans l'opéra De Keyser, secondes chanteuses dans le
comique et des jeunes premiers et seconds grand opéra et opéra comique, et des Fal-
ténors dans le grand opéra. cons au besoin.
Julien, ténor léger d'opéra comique, des Guichard, premières Dugazon.
Moker, et les seconds premiers ténors dans Irma, secondes Dugazon.
le grand opéra. Panien, mères Dugazon
Massol, barytons. Luguet, duègnes et caricatures.
Albertini, barytons, Martins et basse chan- Hesse, deuxièmes duègnes et caricatures.
tante. Amélie, ) . ,
rr 1 ^ l coryphées.
Zelger, premières basses en tous genres. Denise, )
Henri Alix, premières basses comiques, des Quarante choristes.
secondes dans le grand opéra.
Soyer, seconds ténors, Philippe, Gavaudan
et des ténors comiques.
Michel, )
T > ténors comiques.
Lemaire, J
Messieurs :
Jouart, troisièmes ténors coryphées.
B. Ducors, deuxièmes et troisièmes basses coryphées.
Messieurs :
Barrez, maître de ballet.
Page, premier danseur.
Adrien, danseur de caracîère et mime, se
cond maître de ballet.
Murai-, second danseur.
Duchateau, comiques, rôles mimes.
Hamel, )
koukelberg, j
Ballet.
Mesdames et Mesdemoiselles :
A. Dubignon, première danseuse noble.
Lucie, seconde première danseuse.
Page, première danseuse demi-caractère.
Leblond, ) Léontine, )
DUBRU1SSEL, j
rôles mimes.
Angelina,
secondes danseuses, coryphées et rôles mimes.
Orchestre.
MM. C.-L. HANSSENS, premier chef d'orchestre.
Bosselet, second chef d'orchestre, premier maître de chant.
De Greee, deuxième sous-chef d'orchestre, second maître de chant.
Van Volxem, répétiteur des chœurs.
Soixante musiciens.
(1) En attendant l'arrivée de la personne engagée pour cet emploi, M"0 Prévost, première chanteuse du Grand-Théâire de Nantes, a consenti à s'engager avec l'administration jusqu'au 5 août prochain.
Ouverture, le 17 juin, par la Favorite.
Dans leur compte-rendu des premières représentations, les journaux déplorent amèrement la décadence de l'art :
Les débuts qui viennent d'avoir lieu au Théâtre-Royal ont inspiré de tristes réflexions à ceux qui conservent quelque goût pour l'art dramatique
Nous n'osons pas dire qu'il ne se présentera plus d'artistes capables de jouer la comédie. Mais, s'il en surgit par hasard, ce ne seront que de brillantes exceptions.
On a vu ce que pensaient les critiques, vers le commencement du siècle ; on lira ce qui fut écrit, plus tard, et ce qu'on dit encore de nos jours sur le même sujet. Et le lecteur tâchera de se former une opinion sur cette décadence, au moyen des raisonnements les plus ingénieux...
Parmi les artistes en représentations, il convient de signaler Roger qui, dès le premier soir, dans la Sirène, fut triomphalement accueilli. Pour ses adieux, le grand chanteur donna un spectacle coupé, où s intercalait le 3me acte de la Reine de Chypre. Massol y parut sous deux costumes et dans deux rôles différents : Mocenigo et Lusignan.
En juillet a lieu la réouverture du Théâtre Saint-Hubert, sous le nom de Théâtre de l'Opéra-Comique, titre indiquant suffisamment le genre de pièces qu'on y jouait. La Monnaie n'ouvre plus ses
1847. — 17 juin, ouverture; rentrée de Laborde, Massol, Zelger, Page, Murât, Mmes Page et Leblond, premier début de Mlle Bouvard, première chanteuse ; reprise de la Favorite ,*
— 25 juin, reprise de la Reine de Chypre; — 2 juillet, reprise de l'Ecole des vieillards, comédie en 5 actes ; Giselle, ballet; — 4 juillet, reprise de Charles VI, opéra en 5 actes ;
— 5 juillet, représentations d'adieux de Mme Doche, le Dépit amoureux, comédie, Un Monsieur et une dame, Un changement de main, l'Image; — du g au 31 juillet, série de représentations de Roger, premier ténor de l'Opéra-Comique de Paris, la Sirène, la Part du Diable, Lucie de Lammermoor, la Favorite, la Dame blanche; — 10 juillet, Neuville, du Théâtre des Variétés de Paris ; — 12 juillet, début de Alexandre, premier rôle, Belle duchesse, ou Echec et mat, comédie ; — 14 juillet, début de Mme Keyser, première chanteuse légère d'opéra, la Juive; — 21 juillet, début de Dufresne, premier ténor, la Dame blanche; — 22 juillet, représentation de Mme Dorval, premier sujet du Théâtre-Français; // était une fois un roi et une reine, ou la Main droite et la main gauche, drame en 5 actes, de Léon Gozlan ; — 23 juillet, au bénéfice des pauvres, avec le concours de Roger, de l'Opéra-Comique, Lucie de Lammermoor; — 25 juillet, Tisserant, du Théâtre du Gymnase de Paris ; — 31 juillet, au bénéfice de Roger, de TOpéra-Comique, la Sirène;
— du Ier au 22 août, représentation de Mlle Julienne, première chanteuse, Robert le Diable, la Juive, les Huguenots, Charles VI, la Favorite; — 3 août, première représentation de la Jolie fille de Gand, ballet, de de Saint-Georges, Albert, musique d'Adam; — du 6 au 21 août, série de représentations de Mme Hillen, première chanteuse du Théâtre de la Haye, les Diamants de la Couronne, Lucie de Lammermoor, la Part du Diable; — 12 août, représentation de Mme Eichfeld, première chanteuse du Théâtre de Gand, les
354 Le Théâtre de la tMonnaie. — 1847-48.
portes que trois ou quatre fois par semaine. On avait cru diminuer ainsi les frais. Mais, loin d'être plus fructueuses en devenant plus rares, les représentations se trouvent de jour en jour moins productives.
Du reste, le nombre des théâtres de Bruxelles n'était pas en rapport avec celui de ses habitants; l'exigence du public commençait, en outre, à se faire cruellement sentir, et la situation financière s'aggravait. Des demandes, des réclamations de toute nature arrivaient à lHôtel-de-Ville. Enfin, le 4 novembre, la démission de Nourrit est acceptée.
Les artistes jouent en société, à partir du icr décembre, sous la conduite de commissaires, représentant chaque genre, c'est-à-dire que l'opéra, le ballet, la comédie, le vaudeville avaient nommé leur délégué respectif.
On parvient à engager Carlo, un jeune ténor avec qui Nourrit était entré en pourparlers au moment de son départ. Duprez, lun des commissaires de la nouvelle société, se rend à Lyon, dont le théâtre était en déconfiture, espérant en ramener Boulo, Barielle et Mmc Hillen, pendant que quelques artistes quittent Bruxelles : d'abord Albertini et Soyer; puis M. et Mmc Laborde, qui vont à
Huguenots; — 13 août, débuts de Bernard ei de Mme Dekeyser, reprise de le Maçon; — 31 août, début de Lac, la Juive; — ier septembre, reprise de le Domino noir ; — 6 septembre, représentation de MIle Plunkett, première danseuse de l'Opéra, la Jolie fille de Gand; — 9 septembre, premier début de Mme Larche, jeune première, Une chaîne, comédie; — to septembre, rentrée de M]le Bouvard, première chanteuse Stoltz, Charles VI; — 13 septembre, reprise de le Postillon de Lonjumeau, opéra comique; —
15 septembre, première représentation de le Chevalier de Maison-Rouge, drame en 5 actes, d'A. Dumas; — 16 septembre, premiers débuts d'Albertini de Mme3 Larché et Corres, le Barbier de Séville ; — 20 septembre, reprise de le Prè-aux-Clercs, opéra comique; — ier octobre, reprise de le Misanthrope, comédie;— 4 octobre, premiers débuts de MIlc Delille et de Verner, les Diamants de la Couronne ; — 5 octobre, premier début de MUe Julienne, première chanteuse falcon, la Juive; — 19 octobre, première représentation de Robert Bruce, opéra en 3 actes, d'Alph. Royer et G. Vaez, musique empruntée à différentes partitions de Rossini ; — 25 octobre, reprise de le Mari à la campagne, comédie ; — du 27 octobre, série de représentations de Mlle Carlotta Grisi, première danseuse de l'Académie royale de musique ; reprise de le Diable à quatre, la Jolie fille de Gand ; — Ier novembre, concert de Georges Fabricius, violon solo de S. A. R. le prince de Schauenbourg-Lippe; — 4 novembre, reprise de Ne touchez pas à la Reine, opéra comique ; — 7 novembre, reprise de Don Pasquale, opéra bouffe ; — du 9 au 24 novembre, nouvelle série de représentations de Mlle Grisi, première danseuse de l'Opéra, le Diable à quatre, la Ksmeralda, Giselle, Terpsichore sur terre, la Péri; — 10 novembre, les Mousquetaires de la Reine; — 13 novembre, par ordre, Giselle, Don Pasquale ; —
16 novembre, spectacle extraordinaire au bénéfice des pauvres, avec le concours de
Liège, Mme Guichard et Couderc, à Gand. L'emploi de prima-donna échoit à Mme Julien, dont les appointements sont de 21,000 francs par an, tandis que tous les artistes touchent des sommes variant selon les recettes et le prorata de leurs anciens émoluments, à l'exception des chiffres ne dépassant pas 500 francs par mois, qui sont payés intégralement.
Le théâtre voit alors le public revenir pendant quelques jours; mais celui-ci ne tarde pas à déserter encore. En janvier, on ne réalise que 18,000 francs, tandis que les Galeries Saint-Hubert, qui avaient repris la comédie et le vaudeville, produisent 21,000 francs.
Voici le relevé des désastreuses recettes dans le commencement de la campagne :
Mai 8,526 francs
Juin 9.585 »
Juillet 19,91 3 » (Duprez)
Août 17,417 »
Septembre I3>3°5 »
Octobre I2.2i5 »
Novembre 9,o24 »
Décembre
Mlle Grisi, le Diable à quatre, 1er acte, la Jolie fille de Gand, kermesse, la Esmeralda, 2me acte, la Favorite, 2me acte, Lucie de Lammermoor , 4me acte, ouverture de Zampa ; — 18 novembre, grand concert donné par Félicien David, Christophe Colomb, ou la découverte du nouveau monde, ode-symphonique en 4 parties, paroles de Méry, Ch. Chenbet et Sylvain Saint-Etienne, musique de Félicien David, orchestre et chant, 200 exécutants ;
— 21 novembre, première représentation de Terpsichore sur terre, ballet-fantastique en 1 acte, Mlle Grisi remplit le rôle de Terpsichore; — 22 novembre, premier début de Mme Jamin, première soubrette, le Tartuffe, comédie; — 26 novembre, reprise de V Ambassadrice, opéra comique ; — 29 novembre, rentrée de Mlle Dubignon, Une chaîne, comédie, le Diable à quatre; — 3 décembre, reprise de MUe de Belle-Isle, comédie ;
— 7 décembre, représentation de Mmc Cinti-Damoreau, premier sujet de TOpéra-Comique, V Ambassadrice, le Bouffe et le tailleur ; — 10 décembre, premier début de Carlo, jeune premier ténor, le Chalet; — 14 décembre, rentrée de Mlle Julien, Norma ; — ^décembre, première représentation de Un caprice, comédie en 1 acte, d'Alfred de Musset; — 22 décembre, les Paysans: — 25 décembre, reprise de le Comte Ory, opéra; — 29 décembre, reprise de Annette et Lubin ; — 31 décembre, reprise de Charles VI.
1848. — 1er janvier, reprise de la Dernière conquête, comédie ; — du 3 au 28 janvier, série de représentations de Flavio, premier ténor, Robert le Diable, la Muette de Portici Lucie de Lammermoor ; — 5 janvier, représentation de Candron, première basse comique, la Dame blanche ; — du 8 au 20 janvier, représentation de la Troupe Hongroise, composée de 26 chanteurs et danseurs; — 12 janvier, première représentation de / ne leçon de VAmour, ballet en 1 acte, de M. Adrien; — du 18 janvier, représentations de M"e Elian, Robert le Diable f Lucie de Lammermoor ; — 7 février, première représentation de les
Les soumissionnaires à la direction du théâtre se présentent ; ce sont :
Willent-Bordogni ; — Moreâu-Sainti, de l'Opéra-Comique ; — Duprez, propriétaire; — Fleury, directeur des Théâtres de Lyon ; — Challet, directeur des Théâtres de Bordeaux, qui consentait à rompre son contrat avec Bordeaux et à perdre son cautionnement ; — Louis Surine ; — Cn. Hanssens.
Ce dernier, dans sa demande, donne les raisons pour lesquelles, selon lui, deux directeurs ont été contraints de déposer leur bilan en moins de six mois. Il trouve la cause fatale de ces faillites successives dans la liberté illimitée des théâtres, concurrences déplorables pour le Théâtre-Royal.
Enfin, après bien des hésitations, le privilège des Théâtres de la Monnaie et du Parc est accordé à Edouard Duprez (23 avril 1848).
Celui-ci arrive, est accueilli comme un sauveur et accompagné de la sympathie générale.
Mais il débute par deux procès, l'un avec Massol, l'autre avec Flavio, et toute son activité ne réussit pas à ramener l'argent dans la caisse directoriale. Il achève, tant bien que mal, la saison, et se retire après quelques mois à peine d'un règne pénible et tourmenté.
Pour donner une idée du désordre qui régna pendant cette malheureuse campagne, il suffira de citer le « relâche » du 7 avril, dû à la défection des machinistes, à qui il revenait un mois de salaire, et qui, refusant le service, quittèrent le théâtre après avoir fermé les robinets et en avoir emporté les clefs.
Aristocraties, comédie en 5 actes, en vers, d'Etienne Arago ; au bénéfice de MIles Alexandrine Leblond et Léontine Pougaud; — 19 février, bal paré ; — 20 février, rentrée de Laurent, Charles VI, opéra; — 21 février, première représentation de le PuJJ, comédie en 5 actes, de Scribe ; — 25 février, reprise de la Lettre de change, opéra ; — 5 mars, représentation de Henri Roi, premier ténor, la Juive ; — 9 mars, première représentation d'un ballet-féerie joué par les enfants du Conservatoire de danse; — 10 mars, réprésentation de Bourdais, premier ténor léger, la Part du Diable; — n mars, première représentation de Arlequin et Pierrot, ballet, par Adrien, musique de Bosselet; — 23 mars, au bénéfice de Salomé, régisseur général, première représentation de Monte-Cristo, drame en 5 actes, d'Alex. Dumas ; — 5 avril, première représentation de Don Sébastien, roi de Portugal, opéra en 5 actes, de Scribe, musique de Donizetti ; — 25 avril, reprise de Richard Cœur de Lion, opéra; — 30 avril, clôture, Don Sébastien; — 2 mai, représentation de la Compagnie Italienne, directrice Mme Carmen de Monténégro ; — 3 mai, au bénéfice d'Arthur d'Hôtel, contrôleur en chef, reprise de Pierre It Rouge, vaudeville en 3 actes, Intermède musical, dans lequel se font entendre Albert, Flavio, Bourdais, Laurant, Zelger et Mlle Julien, Une fille terrible, vaudeville; — 5 mai, représentation italienne, sous la direction de Mrao Monténégro, première cantatrice, le 4"" acte de Ernant, précédé de Norvia.