‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 110 sur 137 · RR0AM4R · texte numérisé non relu

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Paris ! et comment t'aije trouvée dans la rade de Marseille ?... »

Madame Angot lui explique sa promenade en mer. Broamar passe à l'interrogatoire de Nicolas qui lui dit que son domicile est habituellement rue de Vaugirard. Broamar demande où se trouve Vaugirard. — Lazzis. — Nicolas sera le gardien des chameaux de Broamar : On offre cinquante sequins de madame Angot:

ORÉON, à Broamar.

« Je croirais te rendre service en la prenant pour rien ; ça ne vaut pas le maïs que ça mangera.

Eh ben ! est-ce qui m* prennent pour une marchandise ? ah ça, c'est y tout de bon, ou si c'est pour rire ?

NICOLAS

Vous n'en tendez donc pas c' que c'est, c'est pour le marché.

Et tais-toi donc, imbécile ; ils doivent ben savoir que je ne vends pus.

EROAMAR.

Non, mais tu peux encore être vendue.

Moi t moi t

NANON

Hommes cruels t n'ajoutez pas à notre malheur t cessez d'outrager une mère respectable.

C'est du vrai qu'il parlait de me vendre ! moi, jour de Dieu ! me vendre ! et qui est l'hardi Chinois qui me livrera ?

Rends grâce à ta fille, si ce ton de révolte n'est pas ^m Modain.

NICOLAS

Laissez-I' parler, not' bourgeoise. J'y vois la rage dans les yeux.

UADAHB ANGOT.

Oii est-ce que nous sommes donc? y a-i-i' une justice f Qaoi 1 vous êtes barbare an poiot...

BHOAMAH.

Oh t quant à vous, la belle, rien ne vous manrpiera : lié? 1 sort de celui qui commande ici, vous pouvez juger si mes enfails...

J'accepterais des bienfaits que ma mère ne partagerait pas! Ahl si voua voulez que je ne vous envisage pas avec horrenr, ne me séparez point d'elle : rendez la liberté au malheureui que Tons avez enfermé, à celui qui, seul, doit être mon mari: rendez-nous à notre patrie et tout mon bien sera le prix de notre rançon.

OBdON.

Vona êtes donc riche ?

MADAMB ANGOT.

Cinqoante mille francs , monsieur le Turc , ils sont i vooaî

BHOAMAR.

Cinquante mille francs 1

OPÉON, vivemeitt.

Voilà les cinquante sequins pour la vieille.

Rien de fait, lu ne l'as pas voulu.

ORÉON.

Elle est à moi, nous étions en marché ; ta Tas mise en vente ; cinquante seqnins fat ton plus haut prix, les voilà.

BROAMAR.

n fallait acheter sur Theare ; ce qae je viens d'apprendre me la fait garder.

NICOLAS

Tiens 1 nol' maltresse qui est à la hausse et à la baisse.

ORÉON.

Le prix est convenu, voilà ton argent, la femme est à moi. Ton dernier mot ?

BROAMAR.

Je la garde.

OREON.

Je cours chez le pacha. Tu auras bientôt de mes nouvelles.

r va chez le commissaire pour not' sujet, tant mieux ; si j'pouvions... »

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