‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 111 sur 137 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LES MÊMES, excepté ORÉON.

BROAMAR.

' Qu'il aille, qu'il menace, je ne le crains pas.

DROMATAN.

Je vais observer ses démarches, et je vous en rendrai un compte fidèle.

BROAMAR.

Par Mahomet 1 il voulait me ravir une fortune. Cinquante mille francs, dites-vous ? voilà de quoi vous rendre libres.

Oui, mais c'est pour tous les quatre, François, Nicolas, ma fille et moi.

LR THBATBE DE LÀ RKVIILUTION.

BBOAHAH.

t)h I quant à votre fille, if n'y a. pas 1% de qnoi la pijer ; I m'appartient, et les richesses du Mogol ne changeraienl ~ sa destination. L'ua de vons partira, me fera expédier lï jmme, et les trois anlres resleront à ma disposition, ja^l'ï ce qae les espèces soient dans mes coilxes. » Le lieutenant Dromatan vient chercher les prisonniers.

MADAME AXGOT.

• 0ns' qu'ils vont encom nnns trimbaler ?

Chez l'homme de ta Ioj imar a besoin de votre prénce. Le cadi lui ordonne js faire paraître ; vous sïm

nienda le différend de Broai ivec Oréon.

MAB' SGOT.

Oui, nons avons entendu parlerons à l'homme dejn)-

ce... Ah ! François I qn oup pour noua 1

C'est là qu'il faut s'expliquer.

naoïuTAN.

Eh bien t avançons-nons ? dana les rangs. (Ceuxqui doivent acorter la prùonniers $e dtMpount H [arment deux lignet.)

MADAUB ANGOT.

Qa'appelles-to, dans les rangs 7 apprends qae j'ai toujours marche librement et tSte levëe dans Paris. J'n'irom pascheu le commissaire des Turcs avec les triates-à-pattes de Constantinople.

DBOHATAN.

Qu'on obéisse, on la force !

UADAMB AlfGOT.

Fais marcher le gaet par-devant, j'irons avec toi.

(Un roulement de tanAonr.)

Queu'qu'c'est qu'çà ?

DROMATAN.

L*aga s'impatiente, qu'on les enchaîne deux à deux. (Un roulement prolongé pendant lequel les esclaves veulent les saisir.)

Non^ mon cher monsieur, je vous en prie, nous marcherons.

FRANÇOIS, se regimbant.

Nous marcherons.

DROMATAN.

A l'instant, à l'instant.

Pourquoi donc qui'on nous prendra dans les rues de la Turquie ?... Queu scandale t quelle avanie pour une femme considérable et sans reproche comme moi ! »

(Nicolas et elle sortent avec un grotesque gémissement, entre les douze gardes.)

Au deuxième acte la scène se passe dans la chambre de justice du pacha. Oréon et Broamar exposent leur différend. On fait entrer les captifs. Le cadi et le pacha apprennent qu'ils ont affaire à madame Angot dont Paris s'e&t tant amusé. Ils prennent la résolution de l'envoyer comme sultane à Constantinople, où elle divertira le sultan.

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