‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 127 sur 137 · LE DAUPHIN · texte numérisé non relu

LE DAUPHIN

e trône de mon p&re est le seul légitime I

MA n AME TABGET.

■ Ona dites-von i ii t

MAUAUB lABETH.

h r Madame, excusez < Un enfant I...

HADAHX T ARRET .

• J'aime ï vol' -louiraent vous l'Instrulseï I

■ Enfln, oliarmant enfant, v >."ei! sn ma plaire.

• Venez vivre avec nous el > ; votre père,

• Alors nu comilë de notre i tlon

■ Dirigera lui seul votre éincauftn.

• Vous apprendrez par cceur ia Constitution,

' Les Droits de l'homme, enfln oenx de 1& Nation t... ' De travaux aussi beaux, d'nne étnds oonstanta,

• Prince, n'en dontez pas, la Nation contente

• Vous fera de ses bleng connaît» tout I* prix,

• Vous traiura dès Ion comme son propre fllR....

LE DAUPBm.

■ Comme son flls î...

MADiUB TABOET.

• Trament, vous vons taisez ?

LK DAOPHm.

• Qnel père • Je quitterais t et pour...

< Pour Qoelle mère )

LKS GÉLâfiftiTÉ». 477

MADAME TARGST (d madame ÈliBàbêth)* f Sa mémoire est Adèle et dans tout ce qu'il dit

< Des nobles, du clergé, je reconnais l'esprit... »

La parodie s'arrête là.

Les citoyens Philipon et Jadin firent représenter le 13 messidor an il (!«' juillet 1794) en Thonneur de Viala sur le théâtre des Amis de la Patrie un fait historique en un acte, intitulé « Agricol Viala ou le Jeune Héros de la Durance » (1)^

Viala, en coupant la corde d'un bac qui aurait permis aux révoltés de gagner l'autre rive de la Durance, est frappé d'un coup de feu et meurt. Le chœur des villageois, témoins de sa mort glorieuse, chante :

« Nymphes des bords de la Durance,

< Veuves des galans troubadours,

« Des Jeux, des Muses, des Amours « Cessez de déplorer l'absence t « Un héros à vos noms chéris

< Imprime une gloire plus sûre ;

« Ils ne chantaient que la Nature * Et Viala meurt pour son pays I »

Voltaire termine la série des célébrités qui ont figuré sur

le théâtre de la Révolution. M. Willemain d*Abancourt donne

au théâtre de la Nation le 30 mai 1791 « la Bienfaisance de

Voltaire * (2), pièce dramatique en un acte et en vers. < J'ai

t cru, dit Willemain, que la meilleure manière de célébrer

< le plus tendre ami de l'humanité était de le peindre dans

< la circonstance la plus glorieuse peut-être de sa vie ; je • veux parler de la victoire mémorable qu'il remporta sur le c fanatisme en 1765, la réhabilitation de la famille Calas. »

Voltaire dit aux Calas qui le remercient î

•( J'ai fait un peu de bien, c'est mon meilleur ouvrage, * Ouvrage fortuné qui vivra d'âge en âge,

(1) Paris, chez Barba, an**!!.

(2) Paris, chez Bronet, 1791.

leTBDt les mains an ciel :

• L'humanité, voilà ma boussole et mes Dieux. » '.B mÈme aalear célébra l'exhumation du cnrps de Voltaire ■ le 9 mai 1791 a Romilly, par une pièce en nn acte restée le 10 jaillet 1791 sur le théâtre Molière, et inti- ) . Voltaire d Romillu • (1).

> maire Favreau, qui pmr.Ma a la cérémonie solennelle de humalion, fait à sa faç ivant les paysans, l'histoife

Voltaire :

" Écontez-moi, mes bons a

" Non content d'étendre li ratique de la philosophie, Voltaire vonlut pralitjucr lui , lËme les grandes leçons (ju'il lonnait au genre humain >' ■ :: voulait détruire qne le f^latisme, mais cenx aui était utile se réimirent pont

- Id calomnier. Voltaire i..^. omble d'ans et de gloire : \i

■ fanatisme triompha, la raison se tut et des prgtres criminels

• vinrent à bout de faire refuser la sépnltnre k celui que U t Grèce eût mis au rang des Dieux I... >

Tous les paysans (émus).

• Les monstres 1.,. •

■ — Heureusement les législateurs ont vengé sa mémoire en < décidant que ses cendres seraient transférées an Panthéou. ■ En attendant ce beaujonr, on rend les honneurs au sarcophage ob sont les restes de Voltaire. • L'orchestre exécute la marche

• des Mariages samnites. Des jeunes filles en blanc vienDeot ' se ranger autour du monument et des mères de famille

• font baiser à leurs enfants la statue de Voltaire. — . Tableau. ■

(l) A Paris, chei Brnnet, 1791.

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