‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 132 sur 137 · GUILLAUME · texte numérisé non relu

GUILLAUME

• Eh ! parbleu, nous l'disions tout à l'heure : Au retour du

< bon ordre et surtout à la paix qui nous garantira V affermis- « sèment de la Républiqm t »

Tout le monde chantait alors sur i'air la Républiqite nous appelle :

« Ce beau jour dans nos cœurs ranime l'espérance.

* Français, restons toujours unis ;

« Le bon droit à son tour emporte la balance.

* Fuyez, impuissans ennemis! »

Dans l'impromptu de Barré, Radet, Desfontaines, Bourgueil et Dupaty, « la Girouette de Saint-Cloud » , représenté le 23 brumaire an VIII (14 novembre 1799) sur le théâtre du Vaudeville, on voit « les frères et amis pourchassés par les habitants de Saint-Cloud > qui leur chantent :

• Allez-vous en, vile cohorte,

« Honni qui vous* regrettera !

< Que tous nos maux soient votre escorte t

« Le^ bonheur seul nous restera.

« Allez- vous en !

lit LS tOÉATlUI DE M fliTQLIinDII.

r .!■. • Alleï-ïousen !

. All'îz-ïousen!

. Allez-vous en I i El (jnê le diable Voil3 rempoi'tc, 8 Cii Cest lai qui tons apporta ! ■ ■ La humés de Saint-CtoUd ou le Ùir-huit Èfumaire, vande- ' ^tUe de Léger, Cha/.el et Armand Goatté (1), tonroe en déri- ' ^oD iin cèrtâid Gih>uétle, marchand iuèrcier à l'enseigne des , ^Ukife Yenls, l^Uël <itiauge toiis téâ Jônis d'opinioii ;

• Chauinettiste,

• Ûaratlsté,

• HoJrallstB, '.-iii'li < < AnarcbiBtB,

• Héberliate^

i.t.h. ,. • ES*"' ' ■" ''^^'^'^^ ^^

. Girondin,, , > ^ »»tva4«^ v\ -i' '" ' -

• jacobin,

< n n'insiste,

« Ne persiste

• Jamais ]

• Hais

i a sbit tont h la piste !.■■

• Ce cinbiBU I Se désiste t Sans effort

■ En faTenr dtt pinsfotti.i

• Sur la liste,

• Longue et triste, I Qui (orma l'esprit r "

• Qu'en nn jonr

n'ait pris tour il toar t...

LES GHANDES JOURNÉES. ^i

Voici le chœur final :

Du héros cette journée

Vaut les plus brillants exploits.

Il fixe la destinée

De la France et de ses lois.

Ce favori de la gloire

La poursuit, l'atteint partout ;

Môme il a pris la victoire

Dans les filets de Saint-Cloud t >

L'orchestre jouait en outre les airs suivants : « La Générale, la Fanfare de Saint-Cloud, le Pas de charge, la Croisée, le Chant du Départ, le Pas redoublé j Allez'vous en, gens de la noce .'... Eht mais oui-dd, on ne saurait trouver du maldçat... *

C'est sur cette pièce que se ferme le théâtre de la Révolution.

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