‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 18 sur 137 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

Opéra-Comiqm.

< Les airs patriotiques et la chanson sur l'emprunt forcé « ont été applaudis universellement.

Cité-Variétés.

«Les airs patriotiques ont été écoutés en silence et « ensuite vivement applaudis. Il s'est élevé une rumeur parce

< qu'on a crié : « bis > , laquelle a été étouffée par l'air :

< Ça ira ! »

Feydeau.

< Avant le lever du rideau, un homme a été aperçu dans « la i^ galerie ayant, les cheveux retroussés. On a crié : d

< h<is le choiMn / Il a disparu. Entre les deux pièces, Gaveau « s'est présenté pour chanter la Marseillaise. Plusieurs voix « se sont élevés du parterre en criant : A bas le chouan ! fai- « sant tous leurs efforts pour l'empêcher de chanter. Un • grand désordre s'en est ensuivi. Cependant Gaveau a con- « tinué. Le juge de paix a fait sortir trois des plus acharnés, « lesquels ont été conduits par les adjudans de service au c corps de garde où le juge de paix les a interrogés.

< La République, le Vaudeville et Louvois, rien d'extraor-

< dinaire.

< Le général en chef.

< BCrONAPARTE. *

i^ LE TITÉATRE DB LA REVOLUTION.

Les observateurs ne cessent de signaler spécialement i» allusions :

Rapports journaliers.

15 nivôse an IV (5 janvier 1796).

« Dans la pièce de Phèdre, pn ^ vivemei^l; applaudi »n pas- « sage suivant : Ne distingtiera-t'On jamais sur le front des < mortels, le crims ou Vinnoeence f

« Au théâtre de la Cité on a applaudi vivement à. m |il|ft-* « sage du Barbier de Sévillfi ; J(iy4ssons ! car dans trois se^ « mçiines peut-être ^ nous n'y serons plus I„„ An tjiéâtre du

< Mfirais le pas^ge qui suit a été saisi vivement par te jm- « blic, qui ^ paru en f^ire iipe application très-afleçtée : Jm « méchanceté des hommes va de pis en pis ; v\c^is enfifk^ cela

< aura un terme (1). »

8 pluTiôgean IV (2â ja^TiQr ^796).

> Au théâtre de la rue de Bondy on a chante, après la i'* « pièce, des couplets sur Vemprtmt forcé que le public a troavés « très-mauvais ; Fauteur a été demandé par dérision, et, sur « la réponse faite par un acteur que la chanson avait été * envoyée par le Directoire exécutif, les citoyen sont déclaré

(1) Schmidt, tome III, p. 52. — Voici encore qnelqnes exemples de phrases soulignées et applaudies: Dans Tarare: Un peuple juge et n'assassine pas. — Dans Honorioe : La rigueur et le ton féroce au gouvernement ne réussissent

guère Dans la Marseillaise : Tremblez, tyrans. — Dans Bratus : Au lieu

d'un tyran vous en aurez cent* -^ Etc..

< qniltt étaient pénétrés d'estitne pooir lai» mais qtiedog ebani

<son8ftnwi sotiement faites leur déplaisaient (i). «

Le théâtre^ Feydean était rnii des plnf agités de Paris. « gpn

( esprit est très^ehonanisé > dis^t la polioe. Yoioi la lettre que

le ministre Merlin éorivait à Boonaparte, le i ventôse an IV

(U février 1796):

« Le ministre de la Police générale an général en ehef de

< Tannée de l'intérieur :

« Je suis informé, général, que les chouans se sont au-

• jourd'hui donné rendez-vous au théâtre de la rue Feydeau « et qu'ils doivent y causer du trouble.Sans doute leurs vains

< projets échoueront devant l'énergie des républicains, mais « s'ils osaient faire quelques tentatives contre Tordre public, il « est bon qu'aussitôt elles soient réprimées. Je vous invite

< donc à faire placer vers les 6 ou 7 heures du soir un piquet c de dragons dans les avenues de ce théâtre. Je ne doute

* pas que le seul aspect de ces défenseurs de la liberté ne

< réduise te royalisme au silenoe et prévienne ainsi tout

< désordre. c galut et fraternité.

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