‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 53 sur 137 · ANASTASIE · texte numérisé non relu

ANASTASIE

« Mon père, espérez... Vous savez que le consul d'Amérique

< prend la plus grande part à vos malheurs...

MADAME DE LA FAYETTE

< Il a Pâme sensible et généreuse, si j'en crois ses lettres.

M. DE LA FAYETTE

< L'injuste sort se lasserait-il de me poursuivre ? 0 ma

< digne et vertueuse épouse, et vous, mes enfants, prosternez- « vous avec moi. Adorons l'Être infini, le protecteur de « l'homme juste et l'effroi des méchants ! *

Bonaparte vient alors délivrer La Fayette au nom de l'hon-

Beur, de la bienfaisance et de l'humanité. < Les âmes sen-

« Hbles, dit-il, ont appris vos malheurs. Le tableau déchirant

< de votre horrible situation a révolté tous les cœurs ver-

• tueux. L'empereur lui-même a été frappé d'étonnement et,

« bientôt en paix avec toutes les nations, il a voulu l'être

« avec sa conscience...

LA FAYETTE (chantant),

« Jeune héros, chéri de Mars et de Bellone,

< Toi qui donne à la France une honorable paix,

< L'Italie a cueilli les fleurs de Ja couronne

< Que t'offre la patrie.

MADAME DE LA FAYETTE

c Et tu vas désormais € Compter, par tes lauriers, les heureux que tu fais.

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