ANASTASIE
« Mon père, espérez... Vous savez que le consul d'Amérique
< prend la plus grande part à vos malheurs...
MADAME DE LA FAYETTE
< Il a Pâme sensible et généreuse, si j'en crois ses lettres.
M. DE LA FAYETTE
< L'injuste sort se lasserait-il de me poursuivre ? 0 ma
< digne et vertueuse épouse, et vous, mes enfants, prosternez- « vous avec moi. Adorons l'Être infini, le protecteur de « l'homme juste et l'effroi des méchants ! *
Bonaparte vient alors délivrer La Fayette au nom de l'hon-
Beur, de la bienfaisance et de l'humanité. < Les âmes sen-
« Hbles, dit-il, ont appris vos malheurs. Le tableau déchirant
< de votre horrible situation a révolté tous les cœurs ver-
• tueux. L'empereur lui-même a été frappé d'étonnement et,
« bientôt en paix avec toutes les nations, il a voulu l'être
« avec sa conscience...
LA FAYETTE (chantant),
« Jeune héros, chéri de Mars et de Bellone,
< Toi qui donne à la France une honorable paix,
< L'Italie a cueilli les fleurs de Ja couronne
< Que t'offre la patrie.
MADAME DE LA FAYETTE
c Et tu vas désormais € Compter, par tes lauriers, les heureux que tu fais.