‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 61 sur 137 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

« De novateurs j'ai vu la troupe impie « Ébranler d'un bras criminel

(1) La Fête de VÊtre suprême, à Paris, à l'imprimerie des Écoles républicaines, 179i.

LE NOUYRAU MOlfDE. Î75

< Jusqu'au thrône de l'Éternel

* Dans l'espoir de sapper l'antel de la patrie!

< Mais bientôt les carreaux vengeurs

< De la foudre patriotique

« Ont atteint la secte cynique ; « Elle est tombée... avec les sectateurs ! *

« Le maire vient chanter à son tour :

< Jadis une cohorte impure

< De prêtres vils, de dévots baladins, « Prédicateurs de Timposture,

< Au nom du Ciel gouvernait les humains.

« Le Dieu que la raison encense

« Est père de la Liberté;

« Être bon, voilà son essence, € Nous rendre heureux, voilà sa volonté ! »

< Un vieillard reçoit des mains d'une citoyenne son enfan t

< à la mamelle et le pose sur Tautel comme un hommage à la

< Divinité.

LE ifAms.

< De ce Dieu qui brisa nos fers « Le seul prêtre, c'est la Nature ; « Son culte la Vertu, son temple l'Univers, « Et son autel une âme pure I »

< La fête se termine par une joyeuse chanson dite par un

< Sans-Cuiotte, dont le refrain est accompagné par des roule> « ments de tambour. — Danse du peuple. — Tableau. *

La note religieuse n'est pas précisément celle qui domine dans les productions de Pi gault -Lebrun. Sa comédie « l'Esprit follet ou le Cabaret des Pyrénées » (i), représentée sur le théâtre de la Cité- Variétés, le i" fructidor an IV (18 août 1796), nous offre des scènes de ce genre. Un religieux, le Père Jean, marié à la sœur Thérèse, trinque et boit avec la caba-

(i) A Paris, chez Barba, 1790.

retière Catherine, le hussard Sans-Chagrin et tin nommé Dunoir.

CATHERINE

« Sœur Thérèse est. votre femme, révérend Père ?

DUNOIR.

* Et vos vœux ?

< Et les canons ?

* Et la Nature ?

LAQUINTE.

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