RÉFOHME DE LA MAISON' SAINT-LOUIS
regardiez désormais Gomme véritablement morte au monde, et engagée à vivre uniquement pour Dieu. M
Parmi les nouvelles dames de Saint-Louis gai furent soumises ù 00 lugubre cérémonial, nous retrouvons (rois des principales actrices lYEsther, mesdemoiselles de Glapion, de Chanipigny et de Beaulieu, qu'on appelait les belles voix de Saint- Cyr. Nous savons, par les Mémoires des Daines, que Racine assista à ces prises de voiles, et qu'il y « fondit en larmes. » On connaît le mot de Madame de Maintenons >< Racine, qui veut pleurer, ira à la profession de la sœur Lalie. » Au reste, il parait bien que le poète, remis de son premier désappointement, avait lui-même approuvé la réforme de Saint-Cyr. Les portes de la maison lui étaient restées ouvertes, et il venait souvent « s'humilier au pied de l'autel dans ce
Cependant, les changement* survenus à Saint- Cyr avaient eu leur contre-coup au dehors, et le zHrdrsivïnnnateurs menaçait la Cour elle-même. Bossuet, dans son livre îles Maximes et Réflexions sur Ut Comédir. publié' en 1694, avait hautement condamné les spectacles, et son opinion prise à la lettre était sur le point de faire
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loi, La princesse Palatine, dont le témoignage d'ailleurs ne saurait être invoqué sans de grandes réserves, fait allusion dans sa correspondance à ces tentatives de réforme. Elle s'en prend à Madame de Maintenon, qu'elle déteste, et à qui elle prodigue, suivant sa coutume, les épithètes les plus grossières :
« Nous avons failli, dit-elle ("22 décembre 1694!, n'avoir plus de comédie. La Sorbonne, pour plaire au Roi, a voulu la faire défendre ; mais l'archevêque de Paris et le Père de La Chaise doivent avoir dit au Roi que ce seroit trop dangereux (de bannir les divertissements honnêtes) parce que cela pousseroit la jeunesse à plusieurs vices abominables. Ainsi, Dieu soit loué 1 la comédie nous reste. Cela contrarie extrêmement, à ce qu'on assure, la vieille ratatinée (Madame de Maintenon), attendu que c'étoit elle qui poussoit à la suppression de la comédie. Elle doit même avoir fait, à ce sujet, de grandes menaces à l'archevêque de Paris et au confesseur. Quant à moi, tant qu'on ne supprimera pas entièrement la comédie, on aura beau faire déblatérer les prédicateurs contre elle, je continuerai d'y aller. »
Les accusations de la Palatine ne valent pas
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