RÉFORME UE LA MAISON DE SAINT-LOUIS
Dès qu'il fut le a diocésain <l t! Saint-Cyr, » il songea à obtenir du Pape l'érection de la maison en monastère régulier, et l'obtînt en effet, à ia grande satisfaction de Madame de Maintenon, et avec l'agrément moins empressé du Roi. A partir de ce moment, les dames de Saint-Louis ne furent plus que d'humbles religieuses augustines, vouées à la pénitence, à la pauvreté, et soumises a une régie étroite. On multiplia les épreuves du noviciat, et l'on substitua aux vœux simples des vœux solennels. Voici , d'après le Père Hélyot, quelques-unes des formules employées à Saiut-Cyr dans la cérémonie de la véture :
Le célébrant, assis devant la grille du chœur, et s'adressant à la postulante, disait : « Ma fille, que demandez-vous ? »
La Postulante. — « Je demande très-humblement la grâce que j'ai déjà demandée au Seigneur de pouvoir habiter dans cette maison de Dieu tout le reste de ma vie.
Le Célébrant. — « Vous devez savoir que pour Être reçue dans cette sainte maison, il faut être dans la résolution de renoncer tout-à-fait au monde et à vous-même, de porter tous les jours votre croix à la suite de Jésus-Christ, et de consacrer toute votre vie à l'éducation chré-
SourcE gallica.bnr.fr
tisane des jeunes personnes qui sont renfermées ici. Ètes-vous dans la volonté d'accomplir tous ces devoirs, et persévérez-vous dans la demande que vous avez faite 1
La Postulante. — « Me confiant en la miséricorde de Dieu et aux mérites de Jésus-Christ, mon Sauveur, j'espère pouvoir accomplir ce qui vient de m 'être représenté, et je continue à taire très-humblement la même demande que j'ai faite. »
Le Célébrant. —* Que Xotre-Seignetir Jésus- Christ, qui vous a inspiré ces bons sentiments, vous donne la force de les soutenir, et que la grâce achève en vous l'ouvrage que la miséricorde y a commencé, m
Puisvenaient lesoraisons, la bénédiction des habits, les formules de la profession et des vœux.
A la tin de la cérémonie, la postulante, ayant revêtu les habits de religion, allait se mettre sons le drap mortuaire; pendant ce temps on chantait le De profundis ; et, lorsqu'elle était relevée, le célébrant lui disait :
« Vous devez comprendre, ma lille, par cette dernière cérémonie et par les prières dont elle est accompagnée, qu'en vertu de la profession sainte que vous avez laite, il faut que vous vous
Source galllca.bnf.fr / Bibliothèque nationale