‹ Le theatre de VoltaireChapitre 160 sur 161 · DESFONTAINES, FRÉRON, GEOFFROY · texte numérisé non relu

DESFONTAINES, FRÉRON, GEOFFROY

- Françôi . né

en I nen , mort en 17 i .

É!' suites, entra clan? leur -n-

îa la rhétorique à Bourges . commença en lu Journal des Savants : publia ensuite des feuilles de critique littéraire, qui paraissaient périodiquemenl : le Nouvelliste du Par- . i 731-1734. S volumes in-12 ; Observations sur les écrits modernes . 173o et années suivant Voltaire l'avait sauvé du déshonneur en étouffant une affaire d'immoralité honteuse qui eût entraîné la peine des galères ; Desfontaines , oubliant ce

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bienfait , critiqua trop vivement les œuvres dramatiques du poète. Celui-ci lança contre lui un pamphlet intitulé le Préservatif , ou Cr>'t>qve des Observations sur les écrits modernes. L'abbé répondit par un libelle anonyme, la Vol nie, 1738, in-12 . Voltaire alors intenta contre lui une action criminelle, qu'il n'abandonna que sur le désaveu écrit de Desfontaines , publié dans la Gazette d'Amsterdam du 4 avril 1739 .

Fréron (Elie-Catlierine), né en 1719 à Quimper, mort en 1776 à Paris , descendait de Malherbe par les femmes ; avait commencé par cire le collaborateur de l'abbé Desfbntaines dans ses Observations sur les écrits modernes , de 1739 à 1745 , époque à laquelle l'abbé mourut . Alors Fréron fo? à. son tour, une revue du même genre, sous ce titre: Lettres de Madame la Comtes* :;:;::;: sur

quelques écrits modernes . 11 en parut dix-neuf : la première est datée du 1er septembre 17 io ; la der-

<■, du 2o juillet 1740. Ce recueil ayan' supprimé, il le remplaça par les Lettres

ts de ce temps, où il combattit les phil et tout le groupe de l'Encyclopédie . Par prudence, il feignit que ces lettres venaient de l'étrang

« Ainsi , sur douze volumes dont se compose nouveau recueil . les trois premiers portent les rubriques de Genève et d'Amsterdam : au quatriè il indique Genève et Paris ; au cinquième , Londres et Paris : enfin, à partir du sixième, il si : M. Fréron : et . au neuvième , il fait suivre son de ses titres académiques : De la Société royale et littéraire de Nancy (sous le patronage de Stanislas Ier et de sa fille Marie Leckzinska . épouse de Louis XV et reine de France ) , et de l'Académie des Belles- Lettres de Montauban1 . » Cette nouvelle revue eut un certain suc

Enfin , en 1754 , il changea le titre de ses feuilles et les appela l'Année littéraire . qu'il continua qu'à sa mort . Voltaire , exaspéré par les attaque Fréron , lui lança la virulente satire du Pauvre diable , et la comédie de l'Écossaise . sans compter mainte épigramme en prose et en vers ; celle-ci entre autres, qui est demeurée célèbre :

L'autre jour, au fond d'un vallon , Un serpent piqua Jean Fréron ; Que pensez-vous qu'il arriva"?

Ce fut le serpent qui creva .

Cette revue paraissait fous les dix jours , en 72 pages in- 12. Fréron y avait pour collabora l'abbé De La Porte , Baculard d'Arnaud et Geofil

1. Charles Barthélémy, les Confessions de Fréron. Paris, Charpentier, 1876.

A P l' EN D l C E

Geoffroy , après la mort de Fréron , continua à

rédiger celte revue pendant quinze an?, jusqu'à ce

qu'il entrât au Journal des Débats , où il écrivit

feuilleton dramatique. Geoffroy, né à Rennes

en 1643, mourut en 1814.

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