‹ Le theatre de VoltaireChapitre 159 sur 161 · Dêbul de l'Emile · texte numérisé non relu

Dêbul de l'Emile

meilleurs les us et coutumes de son pays; ce qui donne lieu à quelques scènes plaisantes. Rencontrant

Violette, suivante deFlaminia. il veut l'aimer à sa a. « Dans mon pays, dit-il, on présente une s filles : si elles la soufflent, c'est une que qu'elles veulent nous accorder leurs faveurs; si elles ne la soufflent pas, il faut se retirer. Celte méthode vaut bien celle de ce pays : elle a! m les discours inutiles . »

Violette, pour voir, s'amuse à souffler une allute : aussitôt Arlequin saisit et enlève la belle, l'emporte dans ses bras. On a beaucoup de pein< à lui faire lâcher prise, et « à le convaincre qu'il faut, en France, un peu plus de cérémonies pour s'épouser *. »

Cette farce, bien jouée, pouvait être amusante; mais ce n'est pas une raison pour préférer, avec Geoffroy, Arlequin sauvage h Alzire, ni pour- attribuer à c tte farce, plutôt qu'à cette tragédie, l'honneur ouvert chez nous la voie des œuvres exotiques.

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