Villeinain, xvm« tiède. 9' leçon
LA MORT DE Ctilil ciel de l'Angleterre, son •■-prit avait été ébloui de l'intensité de pensée de cette race saxonne :
double impression qui avait éclaté en antitb - - rers pleins d'enthousiasm
Le soleil de^ Anglais, c'est le feu du génie ! C'est l'amour de la gloire et de l'humanité, Celui de la patrie et de la liberté !
Le feu que Proniéthèe au ciel avait surpris N'est point dans les climats, il est dan-; le Le Nord n'en éteint point les flammes immortelles... '.
Cette seconde éducation de Voltaire, chez l< - Anglais, l'avait lancé bien au delà de sa première éducation chez les Jésuites, et rendu demi-romantique, autant que sa nature propre et le goût français de ce temps le permettaient. Desfontaines . au contraire, quoiqu'il sût on peu l'anglais, était réf ractaire à un génie si différent du nôtre. Voltaire Je scandalisait lorsqu'il cherchait à introduire sur notre théâtre un peu de ce génie exotique, et qu'il frayait la voieà des innovations plus hardies et plus Léméi encore. Stendhal a bien senti cela quand il a dit :
Voltaire a été combattu par les Fréron et les Desfontaines comme étant romantique. Et voyez la rapidité de notre victoire : aujourd'hui, nous citons Voltaire en exemple du genre classique 2. »