‹ Le théâtre des FunambulesChapitre 104 sur 160 · Scène ii · texte numérisé non relu

Scène ii

Douce union des amants pendant le chœur suivant :

Chœur.

Plaisirs charmants, joyeuse fête.

Célébrons ce jour enchanteur.

Bien loin de nous est la tempête Et sur nos pas est le bonheur!...

Idrago.

Je vous l'ai promis

Vous êtes unis.

Ah! soyez heureux,

Tendr»*f> amoureux.

Qu'on délire enfin votre sort Etdani* cent an« qu'on dise encor:

Le PalaiH de^ eaux,

Avec ses faisceaux,

Ses cnulaut;* ruisseaux,

Si frais et si beaux,

E«t une merveille

Qui, par sa splendeur,

Enivre le cœur

Et chdrme l'oreille.

Ah ! pour habitt^r

Ce charmant asile,

On pt'ul être agile.

Ou pi'Ut tout tenter.

Reprise du chœur.

Cette pantomime obtint un grand succès.

Cependant Champfleury, qui ne se préoccupait nullement du plus ou moins d^argent que sa première pièce avait pu faire, ou ne pas faire, se présenta bientôt chez M. Billion, armé d*un nouveau manuscrit.

L'imprésario fit la grimace ; mais le moyen de repousser un homme qui entraînait à sa suite, tous les journaux et leur régiment de lignes.

Aussi, le 12 octobre jouait-on : Pierrot pendu^ pantomime avec douze changements, par M. Champfleury.

L'auteur avait dû, en écrivant cette pièce, s'inspirer i\x Marchand d'haiits.

Pierrot paresseux, gourmand, voleur, et finalement assassin, est poursuivi de tableau en tableau, par un inconnu qu'il a volé et qui lui apparaît constamment, en lui criant : Pierrot, tu seras pendu!

Cette pantomime, dont on peut lire l'analyse entière dans les Souvenirs des Funambules^ de Champfleury, était d'abord en treize tableaux. On n'en représenta jamais que douze.

Dans le manuscrit original, que je possède, se trouve le tableau coupé. Je le livre au lecteur :

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