‹ Le théâtre des FunambulesChapitre 152 sur 160 · P8R8ONNA0B · texte numérisé non relu

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Cassandre MM. Delaquis.

Léandre Devin.

Pierrot Kaipestri.

Arlequin Gustave.

Le Diable vert • Hippolyte.

Un singe Bardou.

Un savetier Vailhé.

Un petit diable X.

Un chaudronnier Servien.

Un pâtissier Vailhé.

Un liquoriste Servien.

Un chasseur Antoine.

Une nourrice, la mère Chèvre. Bertotto.

Colombine M««» Thérèse.

La fée Carabosse Maria.

La sorcière des Roches-Noires. Lefebvre.

i*' tableau : Une bonne action.

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La reine du sabbat.

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]jes pieds de nez .

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Jobin et Sanette.

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La barbe de Pierrot,

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La chaumière enchantée.

Le réduit de la sorcière.

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Le flacon mystérieux.

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La fusillade.

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Pierrot dans le bain.

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Les trois nourrissons.

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Apothéose.

L*onest tenté de croire, en lisant le manuscrit de cette pièce, que la plume de l'auteur, obéissant à ses idées rétrogrades, écrivait à reculons ; nous voilà complètement retombés dans TinsigniOante pantomime de nos arrière grands-pères. Les fées protectrices y surgissent de tous les coins de décors. C'est la lutte à outrance, entre la fée Carabosse et la Sorcière des Rocbes-Noires. Ces deux bonnes dames tiennent, chacune, fabrique de talismans, dont elles

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arment leurs protégés, dès qu'ils ont perdu ceux dont elles les avaient gratifiés. Les changements de lieux succèdent aux changements de lieux ; les transformations aux transformalionSi jusqu'à ce que la bonne fée Carabosse, sentant que la patience du public, quelque débonnaire qu'il soit^ pourrait enfin se lasser, dit à la fée des Roches-Noires :

— Tu es yaincue !... Les amants ont été courageux et fidèles. Le Destin ▼eut qulls soient unis. Tu n*as plus qu'à te retirer.

Ce que la fée des Roches-Noires s'empresse de faire, par une trappe, qui vomit du licopode en flammes.

Alors, sur un signe de la fée, le fond disparaît, et Ton aperçoit des jardins magniâques, couverts de statues et de fontaines.

A la vue de ce prodige, Cassandre cède. • ^ '

Cependant, Léandre et Pie'rrot ne veulent pas consentir. De sa baguette, la fée leur impose silence; puis, elle emmène Arlequin près de Colombine, qui Tattend au fond.

Pierrot prend son parti et engage son maître à en faire autant.

Tout le monde s'incline devant la fée Carabosse.

Flammes de Bengale.

Cette grande pantomime, qui obtint du succès, fut la dernière donnée en 1861.

On ne fit plus que des reprises» ce qui ne garnit pas beaucoup la caisse de MM. Daulrevaux et Angrémi.

Quelques vaudevilles nouveaux parvinrent cependant à voir le jour, triomphant encore, malgré le profond découragement de M. Dautrevaux.

M. Angrémi, las d'apporter de Targent, commençait & faire grise mine à son associé. La discorde ne tarda à faire son apparition dans les relations administratives des deux associés, et Ton convint de se séparer à la fin de l'année théâtrale.

Un successeur à M. Dautrevaux était là^ dissimulé derrière le paravent, prêt à apporter quelques capitaux pour faire revivre et mener à bien Tentreprise.

C'était M. Dechaume, le vendeur de la salle et Téditeur ambitieux des Funambules, qui brûlait du désir d'en devenir le directeur.

Mais, n'anticipons pas, et réglons les comptes de cette désastreuse année 1861.

Le 30 septembre, on joua : Un Patronet qui marie sa Fille^ vaudeville en 1 acte par M. Eugène Firmin.

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Le personnage de Théocrite chantait à celle qu*il aimait, le couplet suivant :

Air ; Mttm^weUe écBuiex Frécit.

Ton cœur a gardé mon nom

G*est-à-dire mon prénom,

Mon Dieu I quelle extase est la mienne !

Ne rougis pas, aimable enfant,

Ou plutôt si, rougis 1 vraiment

Ça tva comme un gant, 0 1 Julienne !. . ..

Sous ton regard mon cœur fond

Ainsi que la graisse au fond

D*la poêle où les pomm*s frit*s se font

Pour les gens qu'ont peu de fonds.

Le 9 octobre : première représentation de Chatillon ou le Vin à 8 Jou«, tableau populaire en 1 acte, par Auguste Lecerf.

Le 24 octobre : Deux monstres comme on en voit tant^ vaudeville en 1 acte, par Al. Derme.

Le i noTembre, reprise de : Une heure ou le Démon de la forét^ mimodrame en 5 tableaux.

Le 6 décembre : Coquin de sort ! vaudeville en i acte.

Le 14 décembre : Dans la rivière^ vaudeville en i acte*

Et le 25 décembre, pour les Fêtes de Noël et du jour de Tant une reprise de : Faust ou Le Diable et la Jeune Fille^ pièce dans laquelle Forestier jouait le personnage de Faust, et Rubel celui de son domestique Pétennann.

Cette fin d'année n'est à signaler que par le remplacement définitif de M. Dautrevaux, cédant ses droits au sceptre directorial, à M. Dechaume, lequel avait eu vent de la prochaine démolition du boulevard du Temple, pour le percement du boulevard du Prînoe-Bugène, démolition dont il était parlé depuis fort longtemps, sans que personne y ajoutât grande foi, M. Dautrcvaux moins que personne.

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