Scène d'amour de Léon et Zelmire
Mohamed apparaît et se jette sur Léon, pour le tuer ; mais il est vaincu par Tofficier. A Tappel de Mohamed deux arabes entrent et se joignent à leur chef. Léon va périr, lorsque Pierrot arrive à son secours. Nouveau combat. Les arabes sont mis en fuite.
(Changemenl.)
QUATRIÈME TABLEAU Une Forêt
Plusieurs bédouins sont couchés ça et là. Ali accourt et les réveille, en leur annonçant l'arrivée du Bey. Les bédouins se lèvent.
On annonce un officier frauçais qui rôde dans les environs. Mohamed fait cacher son monde.
Léon entre. Aussitôt les arabes tombent sur lui pour Tassassiner. Mohamed retient ^on monde, en ordonnant qu'on le fusille.
Léon est attaché. On commande le feu. Apprêtez armes !... Joue I...
Pierrot entre en criant : Feu I
Il est suivi des Français qui tirent sur les bédouins. Combat.
Les bédouins sont mis en fuite.
Union de Léon et de Zelmire.
La parodie de cette pantomime, parue dans le Musée Philippouy je lai dit, contient des détails amusants dus à la spirituelle fantaisie de Cham :
L'orchestre des Funambules exécute un de ces jolis petits airs sans nom, qu'on n'entend que là, — ou bien au Théâtre Français.
Cependant TArmée française, continuant sa moisson de lauriers et représentée par quatre marchands d'allumettes, se dirige vers le Palais du Dey d'Alger qui vit encore. (Les auteurs des Funambules sont peu forts sur l'histoire, ou peu scrupuleux.)
Bientôt les Arabes accourent à l'aide de leur sultan. Pierrot tire son coupechoux, mais l'arme se brise dans sa vaillante main ; accablé par le nombre, le fusilier se saisit d'un manche à balai, oublié sans doute par le concierge du palais, et tient tète à quatre bédouins altérés de son sang. Pierrot écrase ses adversaires, ou plutôt les assomme et rejoint le corps d'armée.
Voici Pierrot installé dans les fonctions de Sultan. De charmants pages africains, choisis par la Direction dans la riche population du faubourg Saint- Antoine, apportent au monarque et sa pipe culottée et de magnifiques coussins, pour reposer ses augustes membres.
Toujours désireux d'assurer le bonheur de ses sujets, il leur fait connaître les charmes du cancan ; cette danse de caractère, qui va se répandre du môle algérien aux extrémités du désert, et former le lien de deux peuples si bien faits pour s'estimer, est exécutée par Deburau avec tout le chic, avec tous les gestes, qui ont immortalisé le nom de M. Alexandre Chicard, de Paris.
âoO LES KLNAMBULBS
Il faut voir les drolatiques dessins de Cham, agrémentant ce texte amusant.
Le 4 août : Paris VEié, vaudeville en 3 tableaux.
Le 17 août : Les trois Godiches, pantomime-arlequinade-féerie en 4 tableaux.
Quelques détails originaux :
Dans Tinévitable scène du repas, où dînent Pierrot, Cassandre et Léandre, la table grandit et les dîneurs se trouvent dessous.
Plus loin, Pierrot, au bord de la mer, pêche à la ligne, un énorme poisson. Arlequin et Golombine poursuivis sont arrêtés par Pierrot. Sur un signe d*Arlequin, le poisson se change en torche, et Pierrot est transformé en phare.
Une tempête se déchaîne. Le phare a éclairé le bateau qui emporte Arlequin et ColomLine. Un autre bateau arrive portant Léandre et Cassandre. Il chavire, culbuté par les flots. Pierrot, redevenu homme, jette sa ligne à Teau et repêche Cassandre évanoui. Pour le faire revenir, il lui mord le nez.
Autre part, Pierrot resté seul au milieu d*un tas de légumes^ s^amuse à confectionner une tête d'un énorme potiron. Il lui fait un nez d'une carotte, des cheveux avec une botte de persil, des moustaches avec des poireaux, des yeux avec des oignons, etc., etc.. Puis il s'endort. A son réveil, il est fort surpris de se trouver en face du potiron qui a pris vie et marche sur lui.
Le 25 août : Cinq têtes dans un cadre^ vaudeville eu 1 acte.
Dans cette pièce débuta M. Gustave, premier comique de vaudeville. Il venait du Lazari, où il s'était fait une petite réputation dans le genre nouveau de la chansonnette, fort apprécié à ce moment.
Je trouve dans le manuscrit de Cinq têtes dans un cadre^ le couplet suivant sur lequel dame Censure a apposé son crayon bleu.
Air de : Céline