‹ Le théâtre des FunambulesChapitre 99 sur 160 · Bortin, administrateur-directeur du Journal des Débats · texte numérisé non relu

Bortin, administrateur-directeur du Journal des Débats

M"* Saqui, au théâtre de la Madeleine, chez Bobino et qae Deburau n*y étant pas, le genre était mort dans ces trois théâtres et dans d'autres.

Par cette note de Tadministration, Tingratitude de M. Billion restait donc énorme, inqualifiable.

La Silhouette^ impitoyable, poursuivit de ses sarcasmes sévères, mordants, tranchants, aigus, ceux qui enfouissaient avec tant de gaieté de cœur, leur ex-ami, leur enrichisseur.

Dans un autre article, paru plus tard, elle disait encore :

La mort de Deburau, qui a été le prétexte d une foule d'éloges et de dithyrambes, n'est pas restée inexploitée au point de vue de Tannonce. On a ver^^é sur son sépulcre autant de réclames que de larmes. Le direcleur des Funambules en a fait une réclame pour son théâtre ; le fils de Deburau en a fait une réclame pour ses débuts ; M. Champfleury en a fait une réclame pour uiie pantomime qu'il vient de mettre en répétition

Bref, personne ne s*est fait faute dlmiter cette digne épiciére, qui fit graver sur la tombe de son mari : « Sa veuve inconsolable, continue son commeirce même rue, même numéro. »

Le pauvre Deburau était homme d'esprit, de cet esprit naturel dont on a dit : Il court les rues.

Quelques joursavant sa mort, ils'était rédigé l'épitaphe suivante :

Ci-git un comédien ^ qui a tout dit sans jamais parier.

On ne Ta pas inscrite sur sa tombe ; on a eu tort.

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