‹ Le théatre des grecsChapitre 14 sur 126 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Oh voit d'ahord jocaste à sa toilett^; elle achève

î s'habiller dès la pointe du jour , pour courir

promptement vers Etéocle , et interrompre le

combat des deux armées > qui s'est donné quel-

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ques heure* auparavant à son insu. Tandis qu'elle ?e dispose à sortir , Antigone et s» soeur se présent tent à la reine, et lui rapportent la mort de Menécée qui s'e*t , disentrcUes , sacrifié pour le biea pu- Hic. C'est Tépisode d'Euripide que Rotrou a mis ici en récit , et comme dans un lointain où il He fait pas un grand efiet. Aussi ce poète a*-t-il eu besoin de resserrer les événemens dans le dessein où il était d'en accumuler un grand nombre, pour tnfler son poème.

Etéocle vient aussitôt détailler le succès du cornbal également funeste aux uns et aux autres , et quelques particularités sur la mort de Ménéoée.

Créon se trouve là pr^nt. Il lance contre les dieux quelques vers impies , et assez peu respectueux pour le roi , qui les pardonne à la douleur d'un père j)rivé de son fils. Le roi ensuite va tenir un conseil o|^ il assemble tous les chefs , excepté Hémon , qui demeure seul avec Antigone qu'il aime. Il la revoit pour la première fois après un an d'absence. Car il a suivi la fortune de Polynice, frère bien-aimé d'Antigone. L'entretien roule donc sur ce prince > dont Antigone se promet de calmer le courroux pour terminer laguerre. Cependant li^mant et l'amante conçoivent de fô- ^eux présages sur cette paix , et sur les intérêts de leur amour. Incontinent , un page , de la part d^EtéocIe 9 appelle au conseil Hémon^ qui n'étail

TKAGÉOIË Dfi KOTROU. H

resté que pour entretenir ua moment Antigone , après une si longue Absence.

Tous ces objets / qui passent sous les yeux du. specuteur presque Auasi rapidement que je les rap* porte, ont le de'faut d'être extrêmement précipités; mais aussi ont-ils une grâce asset singulière ; c'est que l'exposition du sujet se fait à chaque êoène , d'une manière d'autant plus intéressante, que chaque acteur, en paraissant coup sur couj^.., fait con* naître quelque chose de nouveau. Ainsi , tous les évèïiemens passés, et les intérêts présens, sont développés beaucoup plus vivement qu'ils ne le sont d'ordinaire par des confidences^ , artifice souvent nécessaire, et presque toujours froid.

Malgré la rapidité de Rotrou , nous ne sommes encore qu'à la moitié du premier actQ , et la scène est ici rompuQ» En effet , d'abord on s'est trouvé dans l'appartemontdc Jocaste^ on s'est Êiite tout«^ l'expositioA dont je viens de parler. A présent, il faut se transporter au camp des Grecs, hors de Thèbe», dans la tente de Polynice* On y voit ce prince entre Ârgie , sa femme , et le roi Adraste , son beau-père. Il se reproche à lui-même le sang que son intérêt coûte à ses alliés, et il se détermine à propose? le défi d'un combat singulier^ à fcm frère. Adtaste et Argfe en frémissent :

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