ARGIE
Eb , monsieur, écoutez la voix de la nature s Songez quel est le sang que vous voulez verser. Sans honte et sans frayeur pouvez-vous y penser ?
POLYNICE
La chose est résolue ^ et la nature même Souscrit à cet arrêt de ma fureur extrême y e;tc.
Adraste insiste encore avec beaucoup de force. Il s*ofFre même à quitter le trône d'Argos , pour y faire monter son gendre. Mais Polynice aurait honte de devoir le sceptre à l'amour d'unépoUxet à la tendresse d'un beau-rpère. C'est à son épée qu'il veut le devoir : et d'ailleurs, c'est moins une couronne enlevée qui le pique , que la foi violée , et la haine implacable d'un frère. Il embrasse Argie, et la recommande à Adraste , aussi bien que le soin de l'ensevelir , s'il vient à périr dans lé combat. Puis , il se dérobe à leurs vœux , et l'acte finit.