FIN DE LA THEBAIDE DE RACINE
JOCASTE
DE LUDOVICO DOLCÉ.
\jtE poète , ainsi que les antres , a change le titre d'Euripide. Car la THébaïde , VAntigone et /ocaste ne sont pour le fond que les Phéniciennes du poëte grec. Dolcé le traduit à 9on ordinaire. Mais ce qu'on ne doit pas lui pardonner, c'est d'à* voir changé la seconde scène qui est si bdle. Il n'a point osé faire monter Antigone sur une tour, comme elle fait chez Euripide ; et parJà , il a perdu toute la beauté de la scène qu'Euripide avait si soigneusement imitée d'Homère. Ce» deux anciens poètes étaient d'assez bons guides pour ne pas engager Dolcé à s'écarter ici de leurs traces , lui qui ne fait presque autre chose que de les tra^ duire dans tout le reste.