POLYNICE , LE CHOEUR
lOLTNICX.
JuES portes confiées à une garde vigilante se sont ouvertes sans peine pour me recevoir , et me donner un libre accès dansTintérieur de ces murs. Tant de facilite excite ma défiance ; je crains que, me tenant dans leurs rets , ils ne me lâchent point sans répandre mon sang. Il faut porter mes regards hiq[uiets sur tout ce qui m'environne ; veiller de côté et d'autre dans la crainte de quelque surprise. Mais ^ la main armée de cette épée^ je me donnerai à moi-même des gages sûrs de confiance. •.• Holà! qui s'avance ? — Un vain bruit m'épouvante ! Tout , même aux plus vaillans , paraît suspect et dangereux en portant ses pas dans ime terre ennemie. Je me fie sans doute à ma mère qui m'a engagé à venir en ces lieux sur la foi d'une trêve , et .... je m'en défie tout à la fois. Mais je me trouve dans un lieu de sûreté. Je vois près dé moi le foyer des autels , et le palais n'est pas désert.... Allons , faisons rentrer dans son fourreau le glaive homicide,
TRAi^ÈDIE d'eURIPIDË. 125
et'sacKons qhelles sont ces personnes qui environnent le palais, — Etrangères , dites-moi quelle est votre patrie, et quel sujet vous amène dans la Grèce ?