PUBLIEES
SOUSLE TITRE DE MÈDÉE.
iVloN de^ein eil de réunir dans cet article un eXr trait suivi de trois tragédies, et une notice de quelques autres publiées sous le même titre. Quoique je présente ces extraits sous mon nom, ils sont en partie l'ouvrage d*une jeune personne qui a bien voulu m'en faire part , mais ne m'a point permis de la désigner'.
Chez les anciens , il paraît qu'avant Euripide , les Grecs n'avaient pas mis ce sujet au théâtre. Apr^s lui, le poëte Néophron le traita de nouveau. Il vivait au temps d'Alexandre le grand , qui le fi( périr à cause de son attachement pour Callisthène. Voici la traduction du fragment de sa Médée,
' n semble que les femmes soient nëes pour ce genre d'écrire , où il faut saisir des nuances , et faire des comparaisons dâicates ; elles ne peuvent manquer d'y réussir , lorsqu'elles joighefit aux dons de U nature, le goût de Tétude et ^habitude de la réflexion.
ANALYSEv 3x3
^UQ Slobée Qouati consearve. La situation paraît tQui*à*£ait semblable à oeUe de la Médée d'Suri^ pide ; à la fin. de !a aecx>itde scèae du cinquième acte :
«Barbare! quevas^tu faire? Réflëcbi», avant » que ta main s'égare , [et que tu changes l'amour )) en haine. Malheureuse ! où t'entraîne une pas- » sion funeste ? Calme cette fureur dont s'irritent )) les dieux.. •• Et pourquoi donc ces larmes dans » cette affreuse solitude , abandonnée de ceux qui » te doivent du secours ? Après de tels outrages , )) me laisserai- je aller aux mouvemens d'une la- )) che tendresse ? mon courage ! tu ne te trahi- )) ras pas toi-même •••• C'en est fait, mes enfans, )) fuyez loin de mes yeux ; mon cœur altier se li- )) vre à la rage sanguinaire. O mon bras ! pour quel )) coup vas-tu t'armer ? • . . . O malheureuse ! ô » crime ! Ainsi je vais détruire en un instant les » doux fruits de mes>soins et de mes longues in- » quiétudes ! »
Chez les Latins , Ennius, Ovide et Sénéque , ou du moins l'auteur connu sous ce nom , ont composé dçs tragédies sur le même sujet.
Quoi(Ju'il ne reste qu'un vers de celle d'Ovide S on peut conjecturer qu'il n'avait pas imité entiè-
' Cité par le P. Brumoy.
3l4 ANALYSE.
rement Euripide^ car on ne saurait où placer ce vers dans le plan du poète grec. Il paraît, au con^ traire, par les jGragemensd'Ennius, que sa pièce était presqu'une traduction de celle d'Euripide.. L'analyse du P. Brumoy nous dispense de parler de Sënèque.
MEDEE