HÉBÉS
Père du jour , lu'. vois comme on m'outrage.
JASON
Encore!..» Mon cœur, troublé de remprds, se^ livre à de vaines terreurs ^.
MÉDÉS.
vous , arbitres dé» sermenSh et de la foi jurée^ Jupiter! Tli^mis! ecofttez-moî..
JASON
C'est sa voîx^ etc..
Théano lui explique ce mystère y et fait naître le repentir dans son cœujr ; elle sort pour se rendre auprès de Créon , qui la ^^it appeler. Espn la
' J'ai entièreiàeiit abaùdonmë ici lé senâ htté#al. l'astetif émploie une figure assez familière aux anglais , comioe eUe TéUit aux Grecs et aux Latins ; mais qui, en français, manque de grâce et même de clarté ; d'ailleurs ces deux vers dé M. GlovCr 4eml^lent s'Aoigner 191 pdu de Texprelsioti ntiK^n de ia AAture* Les. ▼oici :
Imagination pregnant 'Vith remors^ In soûnds unreal yields its brrth of terroT.
3) L'imagination grosse de femord». » C'est ainsi qu'Addiis^a. leprésente le dernier jfonr de Caton gros dû desûn de Borne :
The great , th'iraportant ààj, big witb the fi^te Of Cato and Rome.
C'est une grande image. Mais il ne falVit pa? faire accoucher rittiaghiation j l'esprit ae ref^a^ à eesmétapiiores oatréejB , cOintç^ ko» yeux déventent le» prodiges :
« Quodctmque ost^nili» w^isjc in^dijaliM ojk' »
34a MÉDÉE ,
remplace sur la scène. La présence inattendue cî© ce vieillard livre J-ason à de nouveaux combats; il résiste cependant à son père, qui lui défend de voir Médée. <( Jie l'attendrai, dit-il; tel qu'un rô- » cher immobile, je ne quitterai point ces lieux, » que je ne l'aie vue. » Elle vient accompagnée des chœurs qui forment sa suite. Eson se retire.
Cet entretien de Jason.et de Médée offre quelques traits nouveaux ; le caractère de Jason y prend une forme moins odieuse ; on ne peut même lui reprocher qu'une teinte de faiblesse , qui est rachetée par beaucoup de noblesse et de frandiise. L'éclat d'un empire , des raisons séduisantes de politique, mais avant tout sa piété envers un père, lui ont fiait sacrifier un saint devoir 5 il abjure son erreur, et vient rendre à son épouse un cœur qui n'a jamais cessé dH^tre à elle, et qu'elle rend enfin à lui-même. « Le repentir, » lui dit-il , amène à tes pieds un suppliant digne » de toi. Le fléau des tyrans, le destructeur des » monstres, l'instrument de ta gloire, plus glo- » rieux en ce jour, où il triomphe de lui-même, » implore de toi son pardon. » Mais Médée ne lui répond que par le plus outrageant dédain; elle veut errer avec ses enfans au milieu des nationst t)arbares., n'avoir d'autres compagnes que la fa^ mine et la mendicité, et, dans les déiserts d'une terre inhospitalièi* , chasser de son cœur jus<ju'à
TRAGÉDIE DE eLOVBll. 343
la pensëe d'un perfide époux. Ces traits sont exagérés , et s'écartent un peu de cette expression simr pie et pure qui était familière aux Grecs. Mëdée sort. Eson revient ^ et profite habilement du dépit de Jason pour l'entraîner vers Creuse.