SCÈNE in
LE GOUVERNEUR ET LES DEUX ENFArfS^ LA NOURRICE , MÉDÉE *Jan» rintërieur du palais.
lilÉDÉE , clans le palais*
Malheureuse que je suis! ô douleurs! ô tourmens!.... où pourrai-je trouver la mort?
' Il est probable que ce passage est altéré dans Toriginal : il n'offre pointun sens clair, etles commentateurs varient. M. Bruiici, cite ici deusi vers àeV Andrienne de Térence, qui expriment une pensée analogue à celle du vieillard d'Euripide :
Verum illud verbum est vulgo quod dici solet , Omnes sibi malle melitis esse quam alteri.
'^ ÎTe lancerai la foudre avant que de partir.
VONGEPiERREj Méd^e , acte R,
364 VLÉDÉE,
LA KOURRICE.
C'est elle-même, 6 chers enfans ! c'est votrç mère : son cœur s'émeut; j'entends bouillonner sa colère. Rentrez, fuyez ses regards; redoutez ses sauvages transports et les affreux accès d'un indomptable caractère. Entrez, hâtez r- vous; ce ^ nuage de pleurs et de gëmissemens précède les éclats de sa fureur. Â quels excèsva se porter cette âme passionnée et implacable, dévorée par les noirs chagrins !
Les enfans entrent dans le palais avec leur gouverneur >