‹ Le théâtre des marionnettesChapitre 112 sur 135 · UN CONSEILLER · texte numérisé non relu

UN CONSEILLER

Qui done nous a jou6 ce tour-14? Cest notre d6put(5, \

pass6 ministre. Je le retiens! De quoi qui se mSIe? On le verra aux prochaines Elections.

LE MAIRE

Silence! Nous n'avons pas a entrer dans les vues ou bevues du gouvernement. Je continue :

D^penses,

Trailement du secretaire de la mairie . . Z^ro.

Frais de bureau 10 francs.

Loyer de" la salle de mairie 15 —

Traitement du garde champ^tre 200 —

Frais d'^clairage et entretien des reverberes Z^ro.

Frais de police Z6ro.

Frais de salubritc Z6ro.

Supplement de traitement dM. Iecur6 . . 200 francs.

Traitement des instituteurs Z^ro.

D^penses pour Finstruction Z^ro.

Travaux sur les chemins vicinaux. . . . 20 francs.

FStes publiques Z^ro.

D^penses impr^vues 5 francs.

RecapUvJiation,

Recettes. Tolal : 30 francs 10 centimes.

D^penses. Total : 450 francs.

CARNAT

C'-estbin cher! Jamais j'arriverons i combler le d6ticiquel

FORCHAT.

Faut diminuer quelque chose sur le budget, le traitement du garde champ^lre... U y a pas besoin de garde. Cest le domestique du maire.

318 LA HOSIEKE DE VIREMOLLET.

CHIGNOLET.

Moi, je suis pour la supprimalion du traitement du cur6. Deux cents francs, c'est trop. II a bin assoz de son casueK

LE MAIRE

Plus de religion, selon vous?

SYLVINET

On en veut bin, pourvu qu'alle coQte rin !

FORCHAT.

Fdut couper dans le vif I Qa contentera les ^lecleurs qu'ont rin et que m'ont nomme pour soulenir leurs droits.

LE MAIRE

Le mandat impure tif!

CARNAT

L'imp6ralrife ! Ah! que ga marchait bin mieux dans son temps, la b^te & laine, le bestiau, la cochonnerie, Qa se vendait,mon ami... Aujourd'hui, ^a va pas fort!... ]e bl6 est pour rin... on en fait par habitude... £t puis le temps s'en m^le..., ga marchait mieux du temps de I'empereur, pas moins !

LE MAIRE

Quand vous aurez fini de pai'ler politique^ je repren-

drai. (BoquiUoo ^ternue dansrarmoire et pousse un g^missement) . A VOS

souhaits! messieurs les conseillers.

CARNAT

Merci, monsieur le maire, vous 6tes bin honn^te.

LE MAIRE

Messieurs, vous devez bien comprendre que les con* sells municipaux ne sont appel6s qu'^ ^mettre des vceux. Les communes sont regardees comme des mineures dont le tuteur est le ministre de Tinterieur,

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