SG£:NE SEPTIEME
SYLVAINE
Mouche-te done, t'as la meule au nez!
NANNETTE
Vla-l'y pas une jolie rosiere qu'a pas ^culement de p^re, une champi!
JUSTINE
J-en ai plus que toi, des p^res!
LA RAGOTTE.
Taisez vos laogues de vip^re! Je veux rin dire; mais j'en sais long sur vos vertus champ^tres.
Silence, tout le monde I apaisez-vous ! (Aiiocutkm am omcufrmites.) Jeunes concurrentes d la rose, je comprends votre d^pit; vous ^tes toutes jeunes, toutes belles, toutes plus ott moins m^ritantesl Que ne suisrje rosier pour offrir a chacune de vous une couronne de vertu, cueillie parmi les roses de mon jardin municipal ! Mais il n'y a pas de roses sans Opines et, dans la circonstance actuelle, la majority des suffrages, la vox pofjpuli en a d6cid6 aulrement. C'est pourquoi Justine Ragot ayant oblenu le plus de voix a 6t6 ^lue. Cest elle qui, cette annee, portera au front les roses et les Opines de la vertu.
n la courunne.
JUSTINE, embrassani le main.
Ahl merci, papal
LE MAIRE
Tu vas te taire, n'est-ce pas? La recherche de la paternity est interdite.
BOQUILLON, embrassant le malre.
Puisque vous 6tes un pere pour elle, soyez une mere pour moil
LE MAIRE
Oh! toi, tu m'emb^tes! >- Garde tes baisers! Nous verrons ^a plus lard, quand elle sera miHre... dans huit aos! En attt^ndant, sois-lui fiddle, sers ta patrie et offre-Iui ton bras, c'est-a-dire ofTre ton bras a Justine, pour temoigner du triomphe de Finnocence.
Ridean.
oc LA l»ETITE CHAUSSETTE BLEUE
A-propos plein dc savcur et de haul goOt