I-A Gr^ce est mon pays, Corinthe m'a vue naitre
Je voyais THellespont du bord de ma fenfitre.
Et Tityre m'aimait. Nous vivious tous les deux
Comme des tourtereaux. Nous 6tions bien heureux.
champs de TArcadie I 6 terre bien-aim^e !
Je ne reverrai plus ta rive parfom^e,
Tes plaines d'oi^ le tbym sait donner au mouton
Un goi^t de pr^al^, oil le mi el est si bon.
mes petits agneaux ! 6 mon petit Tityre I
Lycophon m^emmena, trlste, sur son navirc,
£t les flots ont port^ jusqu'ici nia douleur.
St ma trJstesse est grande, plus grand est mon malheor.
MAMILLARUS.
Oui, j'ai dejd enlendu Qa ; mais qui done s'est permis de I'emprisonner dans le cacatorium ?
LYCORIS
Flagellantus, le chef de tes esclaves, qui ma achelee de Tinf^me Lycophon, au prix de mille sesterces.
MAMILLARUS.
Tu vaux davantago; mais voici venir Flagellaalus. Je vcux qu'il m'explique pourquoi il cache des viergcs dans mes cabinets parliculiers. Retire-toi et va m*attendre au triclinium. 11 y a encore des rognons de centaure, sauce pedestre. Je te les recommande. Tu peux t'en r<ifecter Testomac.
LYCORIS
J'obeis, seigneur.
Elle Sdrt.
MAMILLARUS.
Approche, Flagellanlus !
FLAGELLANTUS.
Seigneur, vous avez vu la jeune citharisle d'Arcadie que j'ai achetee pour vous.
MAMILLARUS.
Oui. Et combien Tas-tu pay6e?
FLAGELLANTUS.
CInquanle mille sesterces. Une occasion ..
MAMILLARUS.
Tu mens. Tu ne las payee que miUe sesterces. Tu veux trop gagner sur moi. Va toucher quarante-neuf mille coups de bUlon. Quand tu les auras re^us, tu viendras me retrouver afin que je te livre aux esclaves qui prendront plaisir d se venger des coups d'^trivi^res dont tu es si g^n^reux A leur 6gard. Va, lu n'es qu'un imposteur et un voleur !
FLAGELLANTUS.
ingratitude des maitres !
11 iorl.