PREMIER LICTEUR
Quand Titus se rend k Cyth^re, Nous le suivons discrelement.
Nous meltons nos faisceaux demere Et le laissons passer dcvant.
Pur Bacchus ! qu'il tousse ou qu'il crache, Nous sommes toujours pleins de ptideur.
£)tre inodore, et puis sans tache... Mais voici vcnir Tempereurl
Aiinon^ons sa venue chez sou ami le sciialeur.
SCfiNE V
TITUS, LYCORIS, LES LiCTEURS, oa fond.
TITUS
Je suis peut-^tre uq peu en retard ; mais les affaires de F^tat, les graces a signer, 5a n'en finit pas. C*est un metier bien difficile de prot^ger la veuve et Torphelin, la cancpagne et la ville de I'opprobre et de Tiniquil^.
LYCORIS, entrant.
Ah ! Fempereur I c'est lui I Cesar, sauve-moi I
Elle tombe a ses pieds.
TITUSi
De quoi s*agit-il ? Parle ! Va, ne le gene pas, je .ne suis pas fier. Explique-toi sans crainte, tu es jeune et belie 1 Qu'est-ce que lu vends ?
LYCORIS
Rien. Je pince du t^tracorde. Rends-moi mon Tityre !
TITUS
Tityre tu patule recuban^ «u& tegmine fagu Je connais mes poetes. Donne-moi des nouvelles d' Alexis et de ce formosum de Corydon.
LYCORIS
Ce n'est ni d' Alexis ni de Corydon, que je ne connais pas, dont je veux vous parler e'est de Tityre. lEcoutez notre histoire :
La Gr^ce est mon pays, Corinthe me vit naltre ; Je voyais IHeliespont du bord de ma fenetrcj Et Tityre m'aimait. Nous vivions tous les deui Gomme des tourtereaux ; nous 6tions blen heureux.