‹ Le théâtre des marionnettesChapitre 26 sur 135 · PREMIER LICTEUR · texte numérisé non relu

PREMIER LICTEUR

Quand Titus se rend k Cyth^re, Nous le suivons discrelement.

Nous meltons nos faisceaux demere Et le laissons passer dcvant.

Pur Bacchus ! qu'il tousse ou qu'il crache, Nous sommes toujours pleins de ptideur.

£)tre inodore, et puis sans tache... Mais voici vcnir Tempereurl

Aiinon^ons sa venue chez sou ami le sciialeur.

SCfiNE V

TITUS, LYCORIS, LES LiCTEURS, oa fond.

TITUS

Je suis peut-^tre uq peu en retard ; mais les affaires de F^tat, les graces a signer, 5a n'en finit pas. C*est un metier bien difficile de prot^ger la veuve et Torphelin, la cancpagne et la ville de I'opprobre et de Tiniquil^.

LYCORIS, entrant.

Ah ! Fempereur I c'est lui I Cesar, sauve-moi I

Elle tombe a ses pieds.

TITUSi

De quoi s*agit-il ? Parle ! Va, ne le gene pas, je .ne suis pas fier. Explique-toi sans crainte, tu es jeune et belie 1 Qu'est-ce que lu vends ?

LYCORIS

Rien. Je pince du t^tracorde. Rends-moi mon Tityre !

TITUS

Tityre tu patule recuban^ «u& tegmine fagu Je connais mes poetes. Donne-moi des nouvelles d' Alexis et de ce formosum de Corydon.

LYCORIS

Ce n'est ni d' Alexis ni de Corydon, que je ne connais pas, dont je veux vous parler e'est de Tityre. lEcoutez notre histoire :

La Gr^ce est mon pays, Corinthe me vit naltre ; Je voyais IHeliespont du bord de ma fenetrcj Et Tityre m'aimait. Nous vivions tous les deui Gomme des tourtereaux ; nous 6tions blen heureux.

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