SCENE THOISIKMK
JEAN, ipart.
C'est le Gratin p^re. (Haat.) Moasieur demande quelque chose?
GRATIN, d'sccndant.
Comment I et mon bain?
JEAN, h pari.
Un bain ? Voila du nouveau ! (Haai.) Je ne savais pas, monsieur!
GRATIN
Yous ne saviez pas?... Madame Gratin ne vous a done rien dit?
JEAN
Non, monsieur.
GRATIN
Eile ne pense plus a rien... quelle t^te de linotte et c'est eile qui me Ta conseille pour mes boutons.
Monsieur bourgeonne... avec le printemps.
GRATIN
Cest bon, gardez vos remarques fri voles pour vous...
preparez-moi un bain, 1^... (ll montre U fendlra aa rez<de«haa88de.)
puisqu'il y a une salle 4e bain, cest pour s*en servir...
JEAN
Je veux bien, monsieur.
GRATIN, k part
II ne manquerait plus qu'il ne le vcuille pas. (naut.) Allez done, flaneur!...
JEAN
Oui, monsieur, j'y vais...
II sort.
SCfiNE m
GRATIN
11 me porte sur les nerfs, cet animal-la!... mais il m'est utile pour me mettre au courant de la maison.
80 FUNESTE OIjBLI.
Quand j'y serai, au courant^ je le flanquerai clehors avec une satisfaction... II me parle toujour s de son feu Labouture.., 11 faisait ci... il faisait ^a... Labouture s'y prenait mieux que vous.,. 11 est comme ma femme, qui fait toujours des comparaisons a mon detriment, on faveur de son premier mari. II ^tait gentil, mon pr^d^cesseur, M. Rabichon, un gaillard qui ne lui a rien laiss^, si ce n*est une fiUe, Flore, que j'ai dii prendre en prenant sa m^re. Heureusement que cette petite succession aussi avantageuse qu'inattendue nous a tous remis a flot. J'ai mdme pardonne a mon cousin Labouture sa mani^re un peu vive de me renvoyer 'de chez lui avec mes demandes d'argent... j'abusais, je dois Tavouer aujourd'hui... La mort efface tout... Pour le moment^ je vise le conseil municipal, en attendant celui d'arrondissement... Les fonctions civiles sont accessibles a tous aujourd'hui^ et, a cinquante-cinq ans, on a de la marge... Ah! voici M. Dusifflet, notaire, et son neveu, On^sime.