SCENE SEPTIEME
HANS
G'est trop cherl... D'ai Hears, j'ai d^ja assez de cet xirtidle-la.
MARDOCH^E.
Pas soigne comme (a. Et combien voulez-voas les payer ?
HANS
Trois thalers le tout.
MARDOCH^E.
Prenez-les done ! (atoc an soupir.) Mais c'ost bien parce que e'est vous et que j*ai besoin d'argent...
HANS
Voici votre compte... Et d'oCi viennenl-elles, ces petites poup^es?
UARDOCH^E, ironique.
Je vas vous le dire tout de suite... De la lune I
ANSELME
De la lune !
HANS
AUonsI vieux farceur, vous ne voulez pas me dire le nomdu fabricant?
MARDOCU^E.
Bien le bonsoir, monsieur Hans et la compagnie.
II sort;
SCfiNE VII
Les M£mes, moins MARDOCHJ^E.
HANS
Ou diable ce vieux grapilleur a-t-il Irouv^ ces poup^es? II n*y a pas un ouvrier a Nuremberg pour iravailler aussi finement. En quoi sont-elles? en porcelaine? Non I en albatre I
120 JOUETS ET MYSTfiRES.
WII.HELMINE.
On dirait des petites femmes p^lrifi^es.
HANS
Je ne les ai pas payees trop cher. Tu les coteras trois thalers piece. Mais je pourrais les avoir a meilleur march^ en m'adressant directement a Touvrier. Mon chapeau, ma caime, mes galoches... Vite I
WILHELMINE
Ou voulez-vous aller?
HANS
Le juif n'est pas loin, je vais le guetter, le suivre, savoir oii 11 va... et...
WILHELMINE
Mais la comedie, papa!...
HANS
Cest juste I II ne faut pas manquer do parole a M. Paykul. Le juiC reviendra bien demain avec d'autres poup^es et je tacherai de savoir Tadresse de I'ouvrier... (a Anseime.) Range toutes ces petites personnes dans la
Vitrine. (On entend le roulement d*ane roiture. — A Wilhelmine.)
AUons, viens... j'entends le carrosse de M. le conseiller...
lis eortenU
SCfiNE VIII ANSELMEetDOROTHfiE.
DOROTH^E, entrant ayec un plat.
Maintenant, monsieur Anseime, nous allons souper Iranquillement tous les deux. Je vous ai fait une bonne choucroute et j'ai tire de la bi6re a la grosse barrique. Asseyons-nous.
lis mangent