‹ Le théâtre des marionnettesChapitre 55 sur 135 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

WILHELMINE

Anselme! Anselme! ne vous d^sespdrez pas! Mol aussi, j'ai bcaucoup d'amitie pour vous, croyez-le bien, et si vous m'aviez parle plus t6t...

ANSELME

Wilhelmine! c'esttoi! toi quej'aime! Pardonnez-moi, mademoiselle Hans, je ne sais plus ce que je dis.

WILHELMINE

Mais vousparlez bien, vous dites les plus jolies choses que j'aie jamais entendues, mon ami. Continuez!

ANSELME

Votre ami?... Ah! chere bien-aim^e! mais je rfive : toutcela n*est pas possible. Lunaria? la petite f^e? la poup6e?

WILHELMINE

La voila la-bas, couch^e dans un lit d'or et de gaze rose... C'est vous qui I'avez mise la?

ANSELME

Qui... je ne sais plus... mais je vous demande une grace... ne la vendez pas... Sans elle, je n'aurais jamais eu le courage de vous dire que je vous aiine !

IBT,

SCfiNE SEIZlfiME. 137

WILHELMINE

Je Yous le promets, je la mettrai sons lo globe de ma pendule, pour que, chaque fois que vous la verrez, vous me disiez encore : « Wilhelmine, je vous aime! »

ANSELME

Je vous le dirai toute ma vie!

11 lui baise iM mains.

HANS, entrant.

Eh bien! eh bien! QQ*est-cc que cela veut dire?

WILHELMINE

Mon pere, c'est Anselme qui me demande si je veux ^tre sa femme... Je ne sais trop que lui r^pondre sans votre permission...

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