‹ Le théâtre des pòetes, 1850-1910Chapitre 2 sur 39 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Porto -Riche, de Jean Richepin, d'Edmond Haraucourt, d'Albert Samain, de Moréas, de Péladan, de Maurice Rouchor, d'Emile Verhaeren, d'André Rivoire, d'Albert du Rois, de René Fauchois et beaucoup d'autres talents, et beaucoup d'autres noms encore parmi lesquels le nom et le talent d'Edmond Rostand brillent d'un éclat singulier.

... Et cependant peut-être cette période de i85o à 1910 est-elle, en sa séduisante diversité, pour le théâtre poétique une période complète d'histoire littéraire, 1910: nous aboutissons à Chaniecler, à l'œuvre capitale du plus heureux génie poétique qui se soit répandu sur la scène française depuis Victor Hugo. Il est permis de jeter un regard en arrière et de mesurer le chemin parcouru. — Mais pourquoi i85o ? Lorsque Rrunetière écrivit les Époques du Théâtre français il s'arrêta en i85o(i). i85o : date à laquelle l'historien de la littérature peut stationner. Les grands dramaturges du romantisme ne dépassent point i85o. — i85o : c'estl'heure où le bloc romantique se désagrège. Chacun désormais, impatient des contraintes, veut exprim* •

(1) Des critiques littéraires, sinon des historiens de la littérature, ont étudié à leur apparition beaucoup d'œuvres dramatiques des poètes. Études disséminées, occasionnelles et partielles, la plupart excellentes d'ailleurs, encore que contradictoires. Consulter les recueils de feuilletons — et je note seulement les feuilletons réunis en volumes — de Francisque Sarcey, Jules Lemaître, Emile Faguet, René Doumic, Adolphe Brisson, Léon Blum. Je ne me flatte pas de les avoir lus sans profit.

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