SCÈNE XX
POUSSECOL, BEN-AMOUR, puis BIGORNEAU.
poü ssecol, éclatant de rire.
Aht ah! ah! enlevé à la baïonnette I
ben-amour, entrant.
De quoi?... de quoi?.., qu’est-ce que j’apprends ?... On voudrait me susplanter !... on viserait z’a me subtiliser mes rôles ?
POUSSECOL.
J’en ai peur, cadet!... Ça t’apprendra z’à ne pas être de bonne foi et a faire des manières...
BKN-AMOUH.
Alors, à quoi sers-je ici ?
POUSSECOL.
Tu as donné ta diminution.
BEN-AMOUR
C'est une injustice !... un passe-droit !... Je vas monter une cabale.
POUSSECOL.
Toi... tu feras une cabane !... (Sons de trompette, au dehors.) Tiens, en attendant, v’Iâ qu’on sonne au repos à l’fùat-Major... c’est l’heure du spectacle, et je vas endosser mon uniforme de mère-gâteau. (Il va a la porte de la cantine.)
BEN-AMOUB. ■
Je serais fait z’au même, moi, Ben-Amour !... Mais où est-il d)nc ce rival de grâce et d’innocence que je prenne sa mesure pour l’inhumer... ?
POUSSECOL.
Tiens, le v’Ià !
(Il montre Bigorneau qui ressort de la cantine vêtu d'une vieille capote et avec un képi sur la tête.)
BEN-AMOUR
Ça?
poussecol, à Bigorneau, bas.
Maintenant vous v’Ià tranquille et vous ne risquez plus rien. (Bigorneau passe au milieu )
ben-amour, regardant Bigorneau. **
Ça, une amoureuse?...
( Chicot , Sidi-Merlan et Têtard, sortent de la cantine avec les effets de Bigorneau.) poussecol, bas au zouaves.
Effarouchés les frusques à papa !... Courons nous vêtir! (Tous les quatre sortent en courant par la droite.)
4 Bigorneau. Poussecol, Ben.
** Poussecol, Bigorneau, Ben.