‹ Le theatre des zouaves tableau militaire, mele de coupletsChapitre 31 sur 41 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

champion, reprenant son rôle.

« Ma femme, ma femme, vous allez faire trop de préparatifs,

« et aux yeux de M. de Luceval, ça aura un air de cérémonie. j'oussecol, apres un moment d'hésitation et regardant lu souffleur qui le souffle. — bas.

C’est à moi?... ( continuant .)« Quand il y aurait un peu d’ap- Aparat, où serait le mal ? Le jour où l’on attend n’un gendre. .>

CHANPION.

« Justement, c'est qu’il ne l’est pas encore, puisque c’est la « première entrevue... »

P0USSEC0L.

« Il le sera... notre fille Camille est si douce... si aimable... « et pour ce qui est d’être bonne ménagère, elle a été élevée « par moi, et il n’y a personne qui la vaille pour l’ordre, l’éco- « nomie et les confitures de groseille.... »

CHAMPION

« Silence I je l’entends... » [Bas.) Aie donc, la musique !

( Entre par le fond Bigourneau vêtu en jeune fille avec un panier sous le bras. — L'orchestre joue la ritournelle de l'air suivant.) baïonnette, à Carabine .*

Ah ! mon Dieu I... ce nez... cet air bète... c'est lui... mon' ex-futur I... .

carabine.

Ah ! pécaire !

BIGORNEAU (rôle de Camille).

Air de Lioeadie.

•• L’amour,

« Un jour,

« Te prendra, Nicette ;

« L’amour,

« Un jour,

« Te jouera d’un lour.

« Jusqu’ici, coquette,

« Tu te ris de nous ;

« Bientôt ta défaite »

o Nous vengera tous î •

« L’amour,

« Un jour,

« Te prendra, Nicetle ; »

« L’amour,

« Un jour,

« Te jouera d’un tour!

( On applaudit. A la fin du couplet. Bigontcati présente son front a Poussccol et à Champion qui l'embrassent.

BAÏONNETTE, à part.

Bigorneau, ici !... viendrait-il me poursuivre?...

* Carabine, Têtard, Poussée»!, Bigorneau, Champion, Chicot, Baïonnette.

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56 LE THÉÂTRE I>i:S ZOUAVES. •

poussecol, à Ihgorneau.

« Eli! mais d'où viens-tu donc!...

BIGORNEAU

« Do la ferme, où j’ai déniché des œufs, et j'en ai plein ce «panier... ils sont tout chauds. Comme c’est gentil! Tiens,

« maman. »

POUSSECOL.

« A merveille ! cela servira pour mon déjeûner. »

CHAMPION

« Mais courir ainsi, le matin, au soleil, pour se gâter le « teint ! »

BIGORNEAU

« Oh ! je n’y tiens pas... c’est si amusant de courir dans la « campagne, par une belle matinée de printemps!... j’ai res- « piré le bon air, j’ai cueilli des bluets et j’étais heureuse... je « ne sais pas pourquoi, mais enfin, je me trouvais heureuse. »

( Moment de silence. — Ils se regardent tous les trois.) champion, bas à Poussecol.

Aïe donc! aie donc!... c’est à toi !

poussecol, bas.

Encore à moi ?... c’est donc toujours à moi ?

champion, donnant un coup de pied dans la brochure du

souffleur.

Soufilez-donc, caporal !

le souffleur, soufflant.

« Pourquoi n’as-tu pas mis... »

poussecol, continuant son rôle.

« Pourquoi n’as-tu pas mis une robe qui fût mieux que « celle-là ?

BIGORNEAU

« A quoi bon? vous m'avez dit qu’il ne fallait pas être co- « quette...

CHAMPION

« Tu as raison... c’est-à-dire... cependant il y a des « occases...»

le souffleur, se levant et montrant sa tête.

Sions !...

champion, reprenant.

Tu as raison... c'est-à-dire... cependant il y a des occasions... (Il appuie sur la dernière syllabe.)

poussecol.

« On a entreposé dans ta chambre une robe rose que tu devrais bien essayer pour que je voie comment elle te va. ( Chantant en voix de femme.)

Air dei Amaxoncs.

« En même temps, si j’étais t’à ta place,

« Moi je mettrais des souliers de satin...

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