‹ Le theatre des zouaves tableau militaire, mele de coupletsChapitre 32 sur 41 · SCENE XH · texte numérisé non relu

SCENE XH

« Ils vont si bien, ils donnent de la grâce...

bigorneau, t’oîx f/e femme.

« On attend donc du monde, ce matin ?

poussecol, de mime. •

« Non pas vraiment ; niais vous devez m’eutendre,

« Eu général, je vous fais observer « Qu’à dix-sept ans, on doit toujours attendre...

« On ne sait pas ce qui peut arriver. »

(Arrivé- à la reprise des deux derniers vers, Poussecol ne peut continuer parce que c'est trop haut; il essaie deux fois et finit par achever le couplet avec sa voix d'homme.) tous, riant et applaudissant.

Ah ! ali I bravo ! bravo I

bigorneau, à Champion.

« Qu’eot-ce q U j va donc m’arriver? je ne sais pas ce que « maman a ce matin ?...

ben-amour, derrière le théâtre.

Fichez-moi donc la paix!... je vous dis que j’entrerai !

champion.

Hein?... qu’est-ce qu’il y a?

baïonnette, à part.

Mais c'est la voix de ben-Amour !...

ben-amour, vêtu en jeune fille, mais ayant gardé sa barbiche et ses moustaches , s'élançant par le fond sur la scene en chantant.

— Champion et Poussecol cherchent à l'arrêter.'

aik de Lëocadie.

« L’amour,'

« Un jour,

« Te prendra, Nlcette ;

« L’amour,

« Un jour,

« Te jouera d’un tour.

« Jusqu’ici, coquette,

« Tu te ris de nous ;

« Bientôt ta défaite « Nous vengera tous.

(Pendant ce couplet, Champion et Poussecol ont fait de vains efforts pour arrêter lien- Amour qurles repousse.) champion, impatienté, s'avançant et s'adressant au public. Messieurs, je dois vous dire...

ben-amour, de même.

Messieurs, je vous ferai z’observer...

rjgorneau et poussecol, de même.

Messieurs, c'est une infamie, un abomination 1

Carabine, Têtard, Bigorneau, Poussecol, Ben, Champion, Chicot, Jiaïonuette.

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