LK THÉÂTRE DES ZOUAVES
CHAMPION.'
Apprenez que col animal apres avoir refusé son rôle et manqué à tous ses devoirs...
BEN-AMOUR
Sachez qu’on veut me faire un passe-droit au bénéfice de cet imbécile...
' BIGORNEAU
Ce qu’il en fait, c’est par jalousie, c’est pour empêcher mes débuts...
POUSSECOL.
Je ne suis pas fautif I je me lave les mains de tout ce tapage...
la foule, criant.
La pièce, la pièce !
(Le tumulte est à son comble , lorsqu'un coup de canon sa fait entendre. — Aussitôt tout le monde se lève et écoute.) bigorneau, effraye.
Ah ! saperlolte !
carabine, a Baïonnette.
Entends-tu ?
C’est le canon!
(On entend un second coup de canon. — Puis les coups se succèdent a de petits intervalles.)
sidi-merlan, en costume de fasluonable , entrant vivement par le fond.)'
Alerte, camarades ! pendant que j’étais là à guetter mon entrée, il parait que les Russes ont fait une sortie...
une voix, dans le lointain.
Aux armes I
tous.
Aux armes !
CHŒUR
Air du Roi det drô’et ■ — J. Nargeot.
aux armes! vite, aux armes!
Et chacun à son rang !
C’est te canon d’alarmes Qui nous crie : en avant !
(Pendant le chœur, les acteurs en scène sautent par-dessus la rampe. — Champion a j.-ié sa robe de chambre. — Poussecol et Ben-Amour relèvent leurs robes, attachent précipitamment des gibernes par-dessus et prennent leurs fusils. — Le souffleur est sorti du tonneau dans lequel Bigorneau se précipite et se cache. — Baïonnette, Carabine et les deux autres vivandières rentrent dans la cantine. — Les mousses sortent par la droite. — Les zouaves restent seuls en scène apprêtant
* Têtard, Carabiue, Bigorneau, Poussecol, Sidi, B< r n, Champion, Baïonnette ( hicot.