‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 117 sur 181 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

GALVAX. PAULO

Vaillance. Paulo, saches qu'une compagnie en bel ordre et bien armée descend de la montagne et s'avance pour nous prendre. Si tu ne cherches pas la mort, la fuite seule peut nous protéger.

FAÜLO

Vient-elle par ici .'

G AL VAN

Oui, certes, f/on entend déjà le tambour et l'on distingue son drapeau. Si tu attends, tu n'échapperas pas à la prison ou à la mort.

PAULO

Oui l'a guidée'.'

GALVAN

Nous avons commis tant de méfaits dans cette forêt retirée que les paysans des villages voisins paraissent s'être unis...

PAULO

Nous les tuerons.

GALVAN

Quoi ! Tu atiráis le courage de les attendre ?

Tu sais mal qui est Paulo.

GALVAN

Le péril est évident.

PAULO

Oui, mais apprends qu'un homme de cœur l'emporte sur quatre mille vilains.

GALVAN

La musique joue. Ne l'entends-tu pas?

PAULO

Fonds bravement sur l'ennemi et ne crains pas le danger. Avant de me faire ermite, j'ai su ce qu'était la guerre.

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