SCÈNE XVIII
PAULO
Il semble que ce petit pâtre ait conté l'histoire de ma Tie. Je ne sais ce que j'éprouve en l'écoutant; d'obscures
LE DAMNK POUK MANOUE DE CONFIANCE 20l
énifimcs sont sûrement enfermées dans ses paroles.... Quelle est cette lumière dont les rayons font pâlir le soleil.'
(Une musique très douce se fait entendre et l'oiivoii deux anges emporter au ciel idmc d'Enrico.)
Une musique céleste emplit les airs et, si je ne me trompe, deu.\ an¡;es emportent une âme glorieuse au plus haut des cieux. Ame mille fois heureuse qui arrive aujourd'hui au terme fortuné de ses travaux !
(L'apparition sedissipe et Paulo continue endisant.)
Forets et plantes agrestes que fanent les gelées, ne voyez-vous pas le ciel déchirer ses courtines célestes? Maintenant que tu as traversé les nuages épais et les voiles transparents, àme glorieuse, tu t'élèves rayonnante pour jouir des cieux et recueillir la palme que t'oflfre une heureuse destinée. Triste, bien triste est le sort de celles qui' ne méritent pas la récompense que tu as méritée !