‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 121 sur 181 · I.E DVMNK POIK MANÓLE ÜE CONFIANCE uOf · texte numérisé non relu

I.E DVMNK POIK MANÓLE ÜE CONFIANCE uOf

PEDRISCO

Et comme il s'n^Mt d'un cas extraordinaire et d'un fait invraisemblable, quoique certain, j'engage les curieux à consulter Belarmino, qui sans être un hagiographe le certifie véridiquc et s'en porte garant, et mieux encore, la vie des Pères, où ils en trouveront aisément une relation détaillée. Et là-dessus s'achève le Damné pour manque de confiance ou le Châtiment et la gloire échangés.

r.e ciel vous donne mille années de vie.

8 septembre i^ob.

Marcel DIEULAFOY. trad.

CALDERÓN

Pedro Caldenm de la Barca Hanaode la Barreda y Riaño (ir)00-i6Si)est sans conteste le plus grand parmi les illustres poètes tragiques de l'Espagne. On a essayé récemment de lui contester cette gloire et de lui égaler Lope de Vega. J'admets que certaines comédies, quelques drames, peut-être même les pièces religieuses de Lope de Vega et de Calderón ont des mérites égaux; je crois aussi que Lope de Vega a été un prédécesseur précieux et un éducateur e.xcellent pour Calderón, mais entre ces deux poètes, il y a la distance qui sépare un homme de théâtre merveilleux d'un puissant esprit philosophique. Jamais Lope de Vega neùt écrit La Vida es Sueño (La Vie est un Songe I ou El Tetrarca de Jérusalem qui resteront parmi les chefs-d'œuvre de lart dramatique universel.

Du côté de son père. Calderón était dorigine santanderine. mais il avait aussi du sang flamand que lui avait donné sa mère, une descendante d'une puissante famille du Hainaut. Il fut élevé au collège des Jésuites de Madrid et il semble que plus tard il fut envoyé à l'L'niversité de Salamanque pour y étudier le droit civil et le droit canon.

Aux concours littéraires institués en l'honneur de saint Isidore, patron de Madrid, il remporta très jeune — il avait à peine vingt ans — un troisième prix. Ce succès décida de sa vocation littéraire. •Certes, comme tout noble espagnol, il embrassa la carrière des armes et l'on sait qu'il servit en Flandre, se battit contre les Catalans rebelles et

se montra en toute circonstance vaillant et dévoué. Si, dès son entrée au service, il abandonna la plume pour saisir Tépée, il reprit la plume dès que l'épée fût rentrée au fourreau. En 1641, il retourne à Madrid, écrit ses plus belles pièces, reçoit de la part de la cour et du public des témoignages journaliers de respect ef d'adulation et atteint le faîte de la renommée. Cependant les scrupules de conscience dont j'ai relevé des traces dans ses dernières tragédies grandissaient au fond de son âme. Calderón avait connu toutes les satisfactions damour-propre, goûté à tous les plaisirs que la vie réserve à un officier loyal et à un auteur acclamé, mais le triomphe ne l'avait pas enivré. Il rêvait de joies plus durables, d'un idéal plus élevé et, en i65i, il entrait dans les ordres avec la volonté de renoncer au théâtre profane et même au théâtre sacré. Deux ans après, en i653, il était nommé chapelain de la chapelle des Reyes Nuevos, à la cathédrale de Tolède, devenait chapelain honoraire de Philippe IV en i663 et entrait enfin dans la congrégation de Saint-Pierre qui l'élisait pour son supérieur dès 16GG.

Malgré son intention de ne plus écrire pour la scène, le poète qui sommeillait sous le surplis du lévite se réveilla dans ses dernières années et composa, sur les injonctions de Charles II, une pièce destinée à célébrer le mariage du monarque avec Marie-Louise de Bourbon (i68oj. La muse amie de sa jeunesse l'avait ressaisi: « Calderón mourut en chantant comme on dit que meurent les cygnes », écrivit Solis à son ami Alonso Carnero.

La Dévotion à la Croix

PERSONNAGES

EUSEBIO

CURCIO, vieillard.

IJSARDO, fils de Curcio.

OCTAVIO

ALBERTO, prêtre.

CELIO,

RICARDO. [ bandits.

CHILLNDRLNA. )

(ilL, villageois, gracioso.

BRAS, villageois.

TIRSO, J

TORIBIO. 1 v.llageo.s.

JULIA, dame, fille de Curcio.

ARMINDA. servante.

MENGA, villageoise, graciosa.

RANDl'lS.

N'ILLAGKOIS.

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